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Legault veut des publicités « plus percutantes » sur la COVID-19

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François Legault, debout derrière un bureau et devant des drapeaux du Québec, portant un masque.

Le reportage de Véronique Prince

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

Des publicités « plus percutantes » invitant les Québécois à respecter les mesures sanitaires en vigueur pour endiguer la propagation de la COVID-19 pourraient bientôt faire leur apparition sur nos écrans.

J’ai demandé aux responsables de la publicité d’avoir une nouvelle publicité un peu plus percutante, avec peut-être des témoignages de personnes, soit qui ont eu la COVID, soit qui ont eu un proche décédé malheureusement de la COVID, a indiqué le premier ministre François Legault jeudi en conférence de presse.

Selon lui, les députés de la Coalition se font dire par leurs commettants que le scepticisme d’une certaine frange de la population face à la gravité de la situation s’estompe lorsque quelqu’un de leur entourage a vécu les conséquences de la maladie.

C’est "plate". On ne souhaite pas évidemment que les gens soient obligés d’avoir dans leur entourage quelqu’un qui a vécu l’enfer pour comprendre que l’enfer existe, a-t-il laissé tomber.

Si on est capable, à la télévision, avec des victimes ou des proches de victimes, d’avoir des cas réels qui expliquent comment ça peut être dur de vivre les conséquences de la COVID, ça va peut-être réussir à sensibiliser les personnes qui pensent encore qu’il n’ y a pas de risque.

François Legault, premier ministre du Québec

M. Legault a aussi dit qu’il souhaitait que de jeunes vedettes viennent agir comme porte-parole du gouvernement pour tenter spécifiquement de convaincre les jeunes de respecter les consignes sanitaires.

Le premier ministre du Québec a aussi annoncé qu’il sera à Ottawa demain avec ses homologues de l’Ontario, Doug Ford, de l’Alberta, Jason Kenney, et du Manitoba, Brian Pallister, pour demander au gouvernement fédéral d’accorder des fonds récurrents aux provinces.

Il y a des secteurs dans lesquels, quand on parle par exemple d’embaucher des employés, on a besoin d’avoir des fonds récurrents.

François Legault, premier ministre du Québec

Selon M. Legault, qui agira à titre de président du Conseil de la fédération, les provinces sont unanimes dans leur requête. Évidemment, on est toujours plus forts quand on est unis, qu’on se tient ensemble, les différentes provinces, a-t-il souligné.

MM. Legault et Ford se sont déjà entendus la semaine dernière pour réclamer une augmentation des transferts en santé que le gouvernement fédéral verse aux provinces, et que l'argent soit versé sans condition.

Un manque de transparence, dénoncent les oppositions

Au-delà de ces deux nouvelles, le premier ministre Legault s'est surtout appliqué à défendre la gestion de l'épidémie par son gouvernement, taxé de manque de transparence à l'unisson par les trois partis d'opposition.

La cheffe libérale, Dominique Anglade, a par exemple déploré qu'un document sur les conséquences potentielles d'une hausse des cas dans les régions ait été dévoilé sur Twitter par un citoyen, et qu'un autre compile une liste des écoles recensant des cas de COVID qui semble plus exhaustive que celle du gouvernement.

Ça n’a pas l’air de déranger le premier ministre que ce soit Patrick Déry qui nous informe sur Twitter ou même que ce soit Olivier Drouin qui donne des informations sur le web sur le nombre d’écoles avec des cas de COVID, a-t-elle lancé à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre n'a pas mordu à ces attaques. Le document dévoilé par M. Déry n'est qu'un document de référence que les directions régionales de santé publique peuvent utiliser en exerçant leur jugement, a-t-il dit.

Quant au nombre d'écoles touchées par un cas de COVID, il s'est contenté de livrer les plus récents chiffres compilés officiellement par le ministère de l'Éducation, sans relever les différences avec ceux de M. Drouin, pourtant obtenus grâce à des informations officielles transmises à des parents par des directions d'école.

Plus tôt dans la journée, la porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, et le chef du Parti québécois, Pascal Bérubé, avaient aussi critiqué le gouvernement pour son manque de transparence, notamment sur ce qu'il adviendra concrètement dans une région qui passera du jaune (préalerte) à orange (alerte modérée).

Mme Massé a proposé au gouvernement de conclure un contrat social avec la population. Nous, la population, on s’engage à respecter les mesures de santé publique, mais en échange, le gouvernement s’engage à être plus transparent et plus clair, a-t-elle résumé.

Ma perception est que les codes de couleurs indiquent davantage le degré d’anxiété du gouvernement que de véritables mesures qu’on peut comprendre, nous, le commun des mortels, a avancé M. Bérubé en entrevue à Tout un matin.

M. Legault a fait valoir à la période de questions que le ministre Dubé avait bien expliqué les conséquences d'un changement de couleur dans une région, et que la réponse de la santé publique le cas échéant devrait être adaptée à la situation.

Le premier ministre s'est aussi engagé à publier tout nouveau scénario de l'évolution de la maladie par la santé publique dès qu'il en aurait, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle.

Selon lui, les chiffres des personnes infectées hospitalisées sont toujours conformes à celui du scénario optimiste qui a été présenté en juin.

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