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Les organisations de hockey mineur s'adaptent tant bien que mal à la pandémie

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Les joueurs sont prêts à sauter sur la glace malgré les contraintes liées à la pandémie.

Les parties ont repris il y a quelques jours à Matane.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada

La pandémie chambarde les façons de pratiquer à peu près toutes les activités. Pour le hockey, les règles ont été adaptées pour permettre aux 87 000 jeunes du Québec de pratiquer leur sport en sécurité. Cependant, les tournois et championnats sont annulés jusqu'à nouvel ordre ce qui risque d'avoir des conséquences sur les finances des organisations.

Dans les équipes de Matane, il y a un maximum de 10 joueurs. Seulement quatre d'entre eux peuvent sauter sur la glace au lieu de cinq normalement.

Les jeunes Matanais jouent seulement entre eux, pas question que des joueurs d'autres villes disputent un match avec eux jusqu'à nouvel ordre.

Un arbitre s'apprête à mettre la rondelle en jeu.

Les joueurs matanais peuvent s'estimer chanceux de pouvoir jouer. D'autres associations du Bas-Saint-Laurent, aux prises avec une éclosion de COVID-19, ont dû reporter les parties.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Ces règles n’embarrassent pas le jeune hockeyeur Antoine Forbes qui est heureux de pouvoir chausser ses patins de nouveau car la dernière saison s'était arrêtée brusquement à cause de la pandémie.Il y a vraiment des bulles qui se sont créées, explique-t-il. Chaque équipe est dans la même chambre [...] c'est vraiment bien fait.

Il n'y a pas eu de camp d'entraînement cette année pour eux.

Les entraîneurs ont réparti les joueurs dans l'objectif de bien équilibrer les équipes, car le but était de les faire jouer, précise le coordonnateur de Hockey Matane, Jonathan Michaud. C'est sûr que ce n'est pas le hockey qu'on est habitué de voir, dit-il avec résignation, mais une fois qu'on est dans l'action et que les jeunes patinent et qu'ils s'amusent, nous autres, ben on peut entraîner les joueurs et, ce n'est plus grave.

Plan détaillé de un à six. L'étape cinq est colorée en vert.

Hockey Québec a instauré un système de six phases qui précise les activités qui peuvent être réalisées ou non.

Photo : Plan de Hockey Québec

Tournois interdits

Hockey Québec a instauré un système de six phases qui précise les activités qui peuvent être réalisées ou non.

Jusqu'à nouvel ordre, les regroupements doivent respecter les règles de la phases cinq, ce qui signifie que des tournois ou des championnats ne peuvent pas être organisés.

Si la décision est maintenue, les organisations risquent de subir des pertes financières financières importantes, entre 25 et 40 % selon les endroits.

Il va falloir l’assumer. On a quand même de petites réserves dans l’association, mais ça va se refléter sur les coûts d’inscriptions l’année d’après.

Jonathan Plourde, coordonnateur, Hockey Matane
Une employée de Hockey Matane prend la température à distance d'une mère de famille.

Les parents qui veulent voir leur enfant jouer au hockey doivent faire prendre leur température en plus de la désinfection des mains à l'entrée de l'aréna.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

De son côté, le président de Hockey Gaspésie–Les Îles, Gilles Pelletier, dit vouloir limiter les dépenses de l'organisation sans toucher aux activités des joueurs.

C’est sûr qu’on va faire beaucoup de réunions en ZOOM, donc on fait des économies là. On a toujours trouvé des moyens pour économiser pour essayer de rentrer dans nos budgets.

Le président de Hockey Côte-Nord, Jean-Pierre Bérubé voit la situation sous un angle un peu différent, même si le résultat revient à peu près au même. Les déplacements coûtent cher aux organisation ce qui lui fait croire que les pertes seront minimes.

Toutes les dépenses [liées] aux déplacements et d’hébergement qui sont associées aux différentes activités de hockey sur la Côte-Nord sont quand même assez importantes étant donné l’étendu du territoire. Donc en contrepartie, oui, il y a moins de revenus, mais c’est quand même balancé avec moins de dépenses.

Jean-Pierre Bérubé, président, Hockey Côte-Nord
L'assistance est peu nombreuse à la partie de hockey.

Dans les estrades du Colisée Béton-Provincial, seulement une chaise sur quatre est disponible pour les spectateurs.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La suite imprévisible

Le directeur général de Hockey Québec, Paul Ménard, suit de près la situation pour ajuster les consignes.

Par exemple, le Bas-Saint-Laurent avait été relativement épargné par le virus depuis le début de la pandémie. Dans les derniers jours, le nombre de cas a explosé faisant passer le système d'alerte régionale du vert au jaune.

M. Ménard espère annoncer un retour des tournois le plus rapidement possible, mais ça ne se fera pas au détriment de la santé précise-t-il.

L'objectif est définitivement de se rendre à la phase six pour justement permettre ces activités-là [NDLR Les tournois]. Mais tout ça, il faut que ça se fasse dans un contexte où la sécurité est en premier.

M. Ménard souligne que Hockey Québec subit aussi les contrecoups de la pandémie. Le budget de l’organisation provinciale a diminué de 50 % cette année.

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