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Christian Dubé « vraiment pas satisfait » des délais dans le dépistage au Québec

La santé publique a par ailleurs fait état de 499 nouveaux cas de COVID-19, dont près de la moitié viennent d'un ajustement apporté au bilan des derniers jours.

Christian Dubé s'adresse aux journalistes.

Le ministre de la Santé Christian Dubé n'est pas satisfait des délais et des files d'attente de plusieurs heures qui persistent dans le système de dépistage de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Au moment où l'achalandage augmente dans les cliniques de dépistage de plusieurs régions, le ministre de la Santé déplore des lacunes persistantes dans la gestion des files d'attente et la livraison des résultats dans plusieurs cliniques.

Malgré l'augmentation notable du nombre de tests à plus de 20 000 par jour, au Québec, les milliers de citoyens qui doivent se soumettre à un test se butent encore en plusieurs endroits à des files d'attente de plusieurs heures ou à des cliniques qui affichent complet pour la journée.

Une situation qui perdure depuis maintenant des semaines et qui irrite le ministre Christian Dubé.

J'ai parlé aux PDG de tous les CIUSSS aujourd'hui. [...] Le niveau de service qu'on donne actuellement à la population n'est pas acceptable.

Christian Dubé, ministre de la Santé

Assurant que des solutions vont être apportées au cours des prochains jours, Christian Dubé a dit ne pas pouvoir s'expliquer pourquoi les principes de base de la gestion des files d'attente, qui consistent à distribuer des coupons avec des plages horaires aux gens pour leur permettre de revenir plus tard, ne sont pas appliqués partout.

C'est le minimum des meilleures pratiques [...] ce n'est pas acceptable d'avoir encore des files d'attente de quatre ou cinq heures, s'est indigné le ministre.

Il faut savoir, a cependant noté le ministre, que les CIUSSS doivent faire des choix difficiles en raison des pénuries de personnel, notamment d'infirmières, qu'ils doivent retirer de certains services, parfois essentiels, pour les affecter aux équipes de dépistage. Ce qui affecte selon lui l'efficacité des opérations de dépistage au-delà des enjeux de gestion des files d'attente.

Pour ce qui est des délais parfois très longs dans la livraison des résultats aux citoyens, Christian Dubé explique que les laboratoires au Québec, comme ailleurs au Canada, doivent composer avec des mauvaises surprises, soit des bris d'équipements ou encore avec des commandes de matériel et d'appareils qui n'arrivent pas aux dates prévues. La partie laboratoire du processus [de dépistage] il faut la travailler aussi.

Deux infirmières masquées et gantées s'entretiennent avec un automobiliste.

Du personnel médical procède à un prélèvement jeudi à la clinique mobile installée au Colisée Jean-Béliveau, à Longueuil.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La santé publique fait tout ce qu'elle peut, assure Legault

Questionné par les journalistes au sujet des longues heures d'attente que doivent affronter les Québécois qui désirent se faire tester, le premier ministre François Legault a expliqué que les autorités sanitaires réalisent actuellement plus de 25 000 tests par jour, ce qui est beaucoup.

Par million d’habitants, on est la province qui en fait le plus. Le défi qu’on a eu dans les dernières semaines, c’est que ce n’est plus seulement à Montréal, c’est aussi en Outaouais, dans le Bas-Saint-Laurent, beaucoup à Québec, on est en train d’ajuster la capacité, comme tout le monde le fait dans les autres provinces et les autres pays, a relativisé le premier ministre.

On ne peut pas avoir une nouvelle éclosion dans une région et penser que, du jour au lendemain, on aura la pleine capacité de test, a ajouté François Legault. Honnêtement, d’avoir 25 000 tests actuellement c’est un succès.

499 cas de plus

Pour les dernières 24 heures, ce sont 251 cas qui ont été déclarés. Et 248 cas – tous à Montréal – ont été ajoutés pour la période du 9 au 14 septembre en raison d’un rattrapage dans la saisie des résultats de laboratoire.

Ces cas portent à 66 356 le total des infections confirmées depuis la découverte du premier cas de contamination dans la province, le 28 février dernier.

Deux décès sont survenus dans les dernières 24 heures au Québec. Un décès de plus est rapporté entre le 10 et le 15 septembre. Le nombre total de personnes emportées par la maladie est de 5791.

Le nombre d'hospitalisations a quant à lui augmenté de 6 par rapport à la veille, pour un total de 136.

Parmi celles-ci, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs a augmenté de 3, pour un total de 29.

Les prélèvements réalisés le 15 septembre s’élèvent à 24 112, pour un total de 1 979 527.



La situation s'est quelque peu stabilisée au Québec ces derniers jours, a constaté le ministre Dubé, qui a signalé qu'avec l'ajustement du nombre de cas montréalais, la moyenne mobile au Québec est d'environ 300 nouvelles infections par jour au cours des 7 derniers jours. Elle représente environ 30 cas par million d'habitants.

À titre comparatif, la situation actuelle en France oscille autour de 150 cas par million, a précisé Christian Dubé.

Questionné sur des déclarations de l'opposition, selon lesquelles la deuxième vague de COVID-19 a déjà débuté au Québec, le directeur national de santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, a expliqué qu'il est encore top tôt pour affirmer une telle chose.

Selon lui, ce qu'on observe actuellement s'apparente davantage à une succession de vaguettes qu'à une véritable vague dont la courbe graphique serait nettement plus prononcée.

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