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Les chefs de Premières Nations espèrent une collaboration avec Higgs

Ross Perley assis dans une salle et portant sa coiffe de chef autochtone.

Le chef de la Première Nation de Tobique, Ross Perley

Photo : Première Nation de Tobique

Radio-Canada

Les chefs des Premières Nations espèrent pouvoir travailler avec le premier ministre Blaine Higgs, nouvellement réélu lundi, pour résoudre les problèmes de racisme systémique à l’encontre de leurs communautés.

Selon Ross Perley, le chef de la Première Nation de Tobique, la relation entre les Premières Nations et le premier ministre est fragile, mais il espère que les deux parties réussiront à collaborer pendant les quatre prochaines années.

Je pense que nous pouvons faire des progrès et je pense avant tout que nous devons absolument aller au fond du racisme systémique qui se passe ici dans la province. Ce serait un bon début, a déclaré le chef.

Tenir ou ne pas tenir une enquête indépendante

George Ginnish, de la Première Nation d'Eel Ground, espère rencontrer M. Higgs une fois que le premier ministre aura mis en place son nouveau gouvernement majoritaire.

Ils vont chercher à définir leurs priorités pour les quatre prochaines années et nous voulons être sur cette liste de priorités, a affirmé M. Ginnish.

Il souhaite s’entretenir fréquemment avec Blaine Higgs.

George Ginnish.

Le chef de la Première Nation d’Eel Ground, George Ginnish, espère rencontrer fréquemment le premier ministre Blaine Higgs.

Photo : CBC/Vanessa Blanch

Ça ne peut pas être juste une fois tous les deux ans, a plaidé M. Ginnish. Ça doit se faire fréquemment, mais nous devons fixer des objectifs et travailler pour les atteindre.

Avant l'élection, les dirigeants autochtones de la province ont demandé une enquête indépendante sur le système judiciaire provincial suite aux décès de Rodney Levi et Chantel Moore aux mains de policiers, ainsi qu’au verdict de non-culpabilité dans l'affaire du délit de fuite ayant causé la mort de Brady Francis cet été.

M. Ginnish trouve d'ailleurs déconcertante la résistance du premier ministre à une enquête.

Pour comprendre pleinement la nature du racisme, les domaines qui doivent être changés, et pour être réellement capable de moderniser et de faire le changement le plus profond au sein du système, l'enquête, ça nous amènerait beaucoup plus loin. Je ne comprends pas la résistance [du premier ministre] à faire ça.

Ma position n'a pas changé au cours des trois ou quatre dernières semaines, et n'a pas changé au cours des trois derniers mois, a fait savoir M. Higgs. Je veux traiter les recommandations qui ont déjà été faites - 797 recommandations ont été faites à partir d'enquêtes passées. Moins de 20 % d'entre elles ont été mises en place.

M. Perley estime quant à lui qu’une approche sur plusieurs fronts est nécessaire afin d’enrayer le racisme systémique.

Je ne crois pas qu'il s'agisse d'une approche unique. Je pense que nous pouvons mener une enquête et faire certaines des choses que M. Higgs a proposées en même temps. Cela permettrait d'obtenir plus de résultats non seulement à court terme, mais aussi à long terme, et je pense que c'est l'approche que nous devons adopter, a-t-il dit.

M. Perley ajoute que de détourner la responsabilité de la province vers le gouvernement fédéral n’est pas la solution.

Les deux gouvernements sont responsables. Personne n'a davantage de responsabilités que l'autre parce que ce sont des territoires non cédés. Nous avons signé des traités de paix et d'amitié avec la Couronne, et la Couronne est la province et le gouvernement fédéral

Ross Perley, chef de la Première Nation de Tobique

M. Perley aimerait voir Jake Stewart revenir à son poste de ministre des Affaires autochtones. Avant l'élection, M. Stewart s’était dit favorable à une enquête indépendante sur le système judiciaire provincial, mais il s'est ensuite rétracté, déclarant que le premier ministre avait le dernier mot.

Ça a été très agréable de travailler avec M. Stewart. Il est honnête, ce qui est probablement l'une des principales valeurs que l'on peut demander d’un ministre, a déclaré M. Perley. Nous serions heureux s'il était réaffecté au dossier, mais je ne serais pas surpris qu'il se retrouve ailleurs, étant donné qu'il est allé à l'encontre de la position du premier ministre.

Plusieurs chefs des Premières Nations en conférence de presse dans un hôtel.

Les chefs des Premières Nations ont rencontré M. Higgs en juillet, mais ont quitté la réunion après que les discussions eurent atteint un blocage.

Photo : Radio-Canada / Logan Perley

George Ginnish était toutefois moins enthousiaste quant à la performance de Jake Stewart en tant que ministre.

C'est décourageant d'avoir des appuis, de voir un ministre dire : "Oui, il faut une enquête", et de le voir se retirer. Ce sera un défi pour sa crédibilité s'il retourne à ce poste. Comment se rachètera-t-il à nos yeux? Est-ce qu’il peut se racheter? se questionne-t-il.

Le chef Perley aimerait également voir le gouvernement provincial étendre son soutien à la santé mentale dans les communautés des Premières Nations.

La santé est un domaine que M. Higgs avait dans son programme, a expliqué M. Perley. Cela pourrait être un point de départ pour que nous puissions travailler ensemble, conclut-il.

Avec les informations de Lagan Perley, de CBC

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