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Capitale-Nationale : « le compte à rebours » en marche pour basculer en zone orange

Le Château Frontenac surplombe la rue Saint-Louis, à la tombée de la nuit.

La situation épidémiologique, la transmission du virus et la capacité des soins de santé sont prises en compte pour augmenter le niveau d'alerte.

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Félix Morrissette-Beaulieu

La région de la Capitale-Nationale risque de basculer au niveau orange en vertu du système d’alerte régional du gouvernement si l’on se fie aux indicateurs présentés par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).

Dans un document adressé à ses membres, la FMSQ présente les détails des différentes alertes du gouvernement du Québec et leurs indicateurs.

Ces indicateurs découlent des trois facteurs observés par le gouvernement, soit la situation épidémiologique, la transmission du virus et la capacité des soins de santé.

Le document indique clairement que ces indicateurs sont sujets à révision.C’est toujours des choses en évolution. Ce n’est pas parce qu’on atteint un certain seuil que tout bascule de la même façon, a précisé le directeur de la Santé publique du Québec d'Horacio Arruda, jeudi, ajoutant qu'aucune région ne verra son niveau d'alerte être augmenté aujourd'hui.

Une tendance sur 7 jours

Par exemple, une région qui aurait entre 6 et 10 cas par 100 000 habitants se situe au niveau d’alerte modérée (orange).

Avec un bilan de 53 cas mercredi, la région de la Capitale-Nationale compte environ 7,06 cas par 100 000 habitants. Cette tendance doit être observée sur une durée de 7 jours pour mener à un changement dans le niveau d’alerte.

C’est un peu un compte à rebours, maintenant, estime le directeur de santé publique par intérim du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Jacques Girard. Pour l’instant, on a beaucoup de nouveaux cas, a rappelé le médecin.

C’est comme un plateau. Est-ce que c’est véritablement un plateau? Est-ce que ça va redescendre? Est-ce que ça va remonter? Est-ce que ça va être stable? C’est tous ces paramètres-là qu’on regarde, ajoute le médecin.

Les prochains jours vont être déterminants

Jacques Girard, directeur de santé publique par intérim du CIUSSS de la Capitale-Nationale

Une proportion de tests positifs entre 3 et 5 % est un autre indicateur d’une région en zone orange.

Actuellement, la moyenne de tests effectués par les laboratoires du CHU de Québec pour le compte du CIUSSS est de 2350 analyses par jour. Avec 53 cas positifs mercredi, le taux quotidien de positivité était de 2,25 %.

Une région qui verrait son nombre d’hospitalisations moyen augmenter de 4 à 8 personnes par million d’habitants est aussi considérée comme en alerte modérée.

Le nombre d'hospitalisations est en hausse dans la région de la Capitale-Nationale. Entre le 1er et le 14 septembre, on comptait 56 hospitalisations, contre 8 pour tout le mois d'août.

Mercredi, le CHU de Québec comptait 23 lits occupés sur 35 pour les patients hospitalisés en raison de la COVID-19 dans ses deux hôpitaux désignés. Ce nombre pourrait augmenter à 49, selon le CHU, en délestant certaines interventions chirurgicales.

Conséquences de la zone orange

Si le gouvernement décidait d’élever à orange le niveau d'alerte dans la région de la Capitale-Nationale, le sport avec contact étroit inévitable ou fréquent serait interdit.

Les bars, les brasseries, les salles à manger de restaurants et les tavernes pourraient fermer leurs portes.

Certains loisirs actifs à l’intérieur, comme les gymnases et les spas, sont aussi menacés de fermeture.

Le port du couvre-visage serait obligatoire en tout temps dans les salles de spectacle et les marchés extérieurs, entre autres.

Le gouvernement doit annoncer les changements de paliers les mardis, sauf si la situation nécessite d'avancer ce changement.

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