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Le Bas-Saint-Laurent reste au jaune, mais la transmission communautaire est inquiétante

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Dr Sylvain Leduc.

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Dr Sylvain Leduc (archives)

Photo : Radio-Canada

Malgré la hausse du nombre de cas et une importante transmission du virus dans la communauté, la région du Bas-Saint-Laurent demeure au palier de « préalerte » (jaune), selon le système d'alertes régionales du gouvernement concernant la COVID-19.

La santé publique nous suggère que les régions restent en jaune, a affirmé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, lors d'un point de presse jeudi après-midi.

Ainsi, à l'instar du Bas-Saint-Laurent, les sept autres régions qui étaient classifiées en jaune le demeurent.

Si jamais il était nécessaire de faire passer des régions dans le orange au cours des prochains jours, nous allons le faire, a cependant prévenu le ministre.

En entrevue à Info-réveil jeudi matin, le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc, n'a pas voulu se prononcer sur un éventuel passage au palier d'alerte supérieur. Il a cependant dit que dans un tel cas, davantage de restrictions seraient imposées à la population.

Si jamais il y a un changement de couleur pour notre région ou une autre au Québec, ce ne sont pas toutes les mesures qui ont été transmises dans les médias qui s'appliquent tout d'un coup. Il y a un diagnostic qui doit être fait pour la région, a-t-il expliqué.

Le Dr Leduc s'est aussi dit préoccupé par les cas de transmission secondaire générés par les éclosions révélées la semaine dernière.

On a fait beaucoup de tests. C'est le bon côté. Maintenant, la préoccupation qu'on a, c'est en partie le nombre de cas positifs, mais il y a aussi qui ça concerne, qui ça touche, a-t-il affirmé.

C'est la transmission secondaire en ce moment qui nous préoccupe. Ce sont des gens qui n'ont pas fait le party qui s'avèrent être des cas positifs et là, on se rapproche des clientèles vulnérables.

Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Le principe des sous-régions difficile à appliquer

Quant au principe des sous-régions, évoqué mercredi par la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, il croit difficile de l'appliquer au Bas-Saint-Laurent.

Quand on a un changement de palier et qu'on a des éclosions importantes dans les deux principales villes du Bas-Saint-Laurent, et qu'il y a des échanges importants de population entre toutes les MRC, a priori, il me semblerait difficile de dire qu'il n'y a pas de risque, estime M. Leduc.

Carte des différentes régions du Québec avec leurs couleurs respectives.

Le Bas-Saint-Laurent fait partie des huit régions qui sont entrées en état de « préalerte » cette semaine.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, il considère primordial que le gouvernement sévisse afin de s'assurer que la population respecte les règles sanitaires.

Il faut que les gens sentent qu'il y a une urgence, que c'est important.

Sylvain Leduc

S'il n'y avait aucune conséquence à rouler à 150 km/h sur l'autoroute 20, probablement qu'il y aurait plus de gens qui rouleraient à 150 km/h, a-t-il illustré, en ajoutant qu'il faut annoncer des conséquences.

Une semaine après avoir passé le cap de la centaine de cas de COVID-19, le Bas-Saint-Laurent a maintenant atteint 222 cas confirmés depuis le début de la pandémie. 127 cas sont toujours considérés comme actifs.

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