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Toronto doit avoir un centre de dépistage pour Autochtones

Rangée de tubes remplis de liquide et contenant des cotons-tiges.

Des échantillons à tester pour la COVID-19 (archives).

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Un centre de dépistage de la COVID-19 dédié aux membres des Premières Nations doit ouvrir ses portes à la mi-octobre à Toronto.

C'est l'initiative d'une organisation autochtone venant en aide aux sans-abri.

Nombre d'Autochtones n'ont pas beaucoup confiance dans notre système de santé, à cause de pratiques discriminatoires ou du racisme flagrant, explique Steve Teekens, le directeur général de l'organisation Na-Me-Res.

Le centre de dépistage doit être aménagé dans un édifice vacant situé à côté du refuge dirigé par Na-Me-Res.

L'organisation offre entre autres des services culturels, de santé et de logement pour anciens prisonniers.

L'idée d'ajouter le dépistage du coronavirus à ces services est apparue lorsqu'un sans-abri du refuge de Na-Me-Res a contracté la COVID-19 en mars. M. Teekens affirme que la Ville a tardé à répondre à ses questions. Je me suis dit qu'on s'organiserait nous-mêmes, lance-t-il.

Depuis, le refuge n'a eu qu'un autre cas, qui s'est révélé être un faux positif.

Steve Teekens dans son bureau en entrevue.

Steve Teekens est le directeur général de l'organisation Na-Me-Res.

Photo : CBC/Rhiannon Johnson

M. Teekens appréhende toutefois l'hiver et une deuxième vague. On a traversé la tempête plutôt bien, mais tout ça pourrait changer en un instant, note-t-il.

Éliminer les barrières

Le centre de dépistage autochtone est le fruit d'un partenariat avec les organisations Well Living House, Seventh Generation Midwives Toronto et le service de santé autochtone de l'Hôpital Women's College.

La Dre Janet Smylie en entrevue.

La Dre Janet Smylie affirme qu'il y a actuellement un manque de services pour les Autochtones en ce qui a trait à la COVID-19.

Photo : CBC

La Dre Janet Smylie, directrice du groupe Well Living House affilié à l'Hôpital St. Michael's, souligne que la plupart des centres de test actuels sont rattachés à des hôpitaux.

La plupart des gens n'aiment pas les hôpitaux. Pour les Autochtones, nous savons que le racisme anti-autochtone est répandu dans les urgences des hôpitaux urbains, explique-t-elle.

La professeure à l'Université de Toronto ajoute que le centre de dépistage autochtone fait partie du projet de recherche We Count COVID, qui vise à recenser les lacunes dans les services offerts aux Autochtones.

Durant la première vague, on a vu que les services offerts par les organisations non autochtones ne répondaient pas toujours bien aux besoins de la communauté autochtone, dit la Dre Smylie. C'est pour ça qu'on a besoin de nos propres agences et d'utiliser nos réseaux pour s'assurer que les Autochtones aient des options spécifiquement conçues pour les Autochtones.

Avec les informations de CBC News

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