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Père accusé de la mort de son bébé : la mère et la grand-mère témoignent au procès

Alexandre Roux au palais de justice de Sherbrooke

Alexandre Roux est accusé d’homicide involontaire coupable à l’endroit de son fils âgé de six semaines qui est mort à l'hiver 2018.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Lors de la deuxième journée du procès d’Alexandre Roux, le père accusé d’homicide involontaire coupable à l’endroit de son fils âgé de six semaines, la mère et la grand-mère du poupon ont témoigné mercredi.

C’est la voix brisée que Chantal Pomerleau, la grand-mère du petit Liam, s’est remémoré les événements. Il ne réagissait pas, comme s’il râlait, comme s’il n’y avait pas d’air qui passait , relate-t-elle.

Sa fille Ariane, la maman du bébé, lui aurait alors dit qu’il fallait aller à l’hôpital. Chantal Pomerleau aurait alors répondu à sa fille qu’il fallait tout d’abord appeler le 911. J’étais paniquée. Le 911 a dit de mettre une main derrière sa nuque pour dégager les voies respiratoires , raconte-t-elle.

Lorsque l’état de l’enfant s’est stabilisé après l’arrivée des secours, la grand-mère explique qu’elle était fâchée.

J’avais peur, j’avais de la peine. Ça me dépassait. Je ne comprenais pas pourquoi Pascal [le grand père] et Alexandre [le père] n’avaient pas appelé les secours avant. - Chantal Pomerleau, la grand-mère du petit Liam

Un texto du père

Ariane Pomerleau, la mère de Liam, a elle aussi dû replonger dans de douloureux souvenirs, mercredi. Elle raconte que son conjoint Alexandre lui avait écrit un texto avant son retour de la piscine pour dire que Liam faisait de drôles de sons.

À son arrivée sur les lieux, la mère dit s’être dirigée vers son fils. Elle a alors fait le même constat que la grand-mère du bébé : il ne réagissait pas.

Lors de l’appel de la mère du poupon au 911, qui a été déposé en preuve, on l'entend dire que son bébé a de la difficulté à respirer, que ses yeux sont à l’envers.

Lors de son témoignage, Ariane Pomerleau raconte également avoir demandé à son conjoint pourquoi il n'avait pas appelé le 911. Ce dernier lui aurait répondu qu'il avait préféré attendre qu'elle soit là pour être certain que c’était correct.

Un père impliqué depuis la naissance du bébé

Questionnées sur l'engagement du père auprès de son fils, les deux témoins ont expliqué qu’il partageait les tâches et s'occupait du bébé depuis sa naissance.

La mère de Liam a complété son témoignage en disant à quel point la vie était devenue difficile après la mort de son enfant. Je n'avais plus envie de vivre. Je n'avais pas envie d'être heureuse, lance-t-elle.

Ariane Pomerleau dit avoir trouvé difficile le fait que le père de son fils n’ait pas pu prendre leur bébé dans ses bras après son arrestation, six jours avant la mort du bébé, le 1er mars 2018. Alexandre Roux n'a pas plus non plus assister aux funérailles de son poupon en raison d'un interdit de contact.

La mère du bébé sera contre-interrogée, jeudi, par la défense.

Avec les informations de Guylaine Charette

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