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Dépistage de la COVID-19 : des tests salivaires sont prêts

Une main couverte d'un gant médical bleu approche un écouvillon d'une bouche grande ouverte.

La procédure actuelle pour le dépistage consiste à insérer un écouvillon dans le nez et dans la gorge des patients.

Photo : Reuters / Matthias Rietschel

Deux hôpitaux du Québec sont sur le point d’utiliser des tests de salive pour dépister la COVID-19 chez leurs patients. Ces projets exploratoires permettront aux autorités de santé publique de vérifier la qualité de cette méthode qui les fait encore hésiter, même si un projet semblable en Ontario se serait révélé concluant.

Le laboratoire Dynacare, qui a développé une méthode de collecte de salive, a réalisé des tests auprès de 432 patients des hôpitaux ontariens Sunnybrook et North York. Selon son vice-président aux relations gouvernementales, Sébastien Beauchamp, le test salivaire est aussi efficace que celui réalisé avec l’écouvillon, cette longue tige insérée dans la narine. Il n’y a eu aucun problème, aucun drapeau rouge, et on a eu accès avec la santé publique ontarienne à un échantillonnage suffisamment intéressant pour pouvoir le valider, indique-t-il. On est prêts à commencer l’utilisation de ces tests-là si on avait le signal de la santé publique du Québec.

Aussi efficaces, mais…

Qu’est-ce qui cause donc le retard dans le recours aux tests salivaires à l’échelle de la province?

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) reconnaît que ce genre de test est prometteur. Les microbiologistes constatent que son efficacité est équivalente ou légèrement inférieure à celle de l’écouvillon. S’ils tardent à donner le feu vert, ce serait entre autres parce qu’ils manquent de personnel à l’INSPQ pour compléter les projets de validation entamés en mai dernier et compiler les données. Il n’y avait pas non plus suffisamment de patients atteints de la COVID-19 durant l’été pour se constituer un échantillon valable.

L’un des avantages du test, qui consiste tout simplement à cracher dans un contenant, c’est qu’on aurait besoin de moins d’infirmières. Les patients pourraient le réaliser eux-mêmes à la maison, selon M. Beauchamp. Un professionnel de la santé pourrait aussi superviser un groupe de personnes qui réalisent le test.

Cependant, les autorités de santé publique craignent des erreurs ou des problèmes liés à la manipulation des échantillons. Avant d’approuver les tests salivaires, l’INSPQ veut s’assurer que le prélèvement dans la communauté se déroule aussi bien qu’en laboratoire, ce qui occasionne d’autres délais d’approbation.

Ce n’est pas quelque chose qui est nouveau en soi de prélever de la salive. Je pense qu’il y a une expertise qui est déjà dans nos centres de collecte et qui peut très bien être enseignée et transférée aux différents professionnels de la santé qui pourraient aller dans les écoles, par exemple, ajoute M. Beauchamp. Le laboratoire Dynacare se dit prêt à partager ses données et les informations nécessaires à l’introduction de ce test au Québec.

... pas plus rapides

Selon les informations fournies par l’INSPQ, les tests salivaires ne permettraient pas de gagner du temps. Leur analyse n’est pas plus rapide que les tests avec écouvillons. Cependant, comme ils sont moins intrusifs, ils pourraient convaincre plus de gens de se faire tester. Si la méthode est privilégiée pour les patients plus jeunes, elle est déconseillée pour les aînés, étant donné que la prise de certains médicaments diminue la salivation.

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