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Éclosion au Bas-Saint-Laurent : la vice-première ministre fait le point

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Geneviève Guilbault s'adresse aux journalistes.

La vice-première ministre Geneviève Guilbault a vivement dénoncé le comportement des manifestants antimasques le week-end dernier.

Photo : The Canadian Press / Paul Chiasson

Radio-Canada

Le Bas-Saint-Laurent est passé en zone de préalerte à la suite d'éclosions de COVID-19 sur son territoire et la menace pèse quant au passage à un stade d’alerte modérée. Radio-Canada s’est entretenue avec la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, à ce sujet.

*pour plus de clarté à la lecture, les réponses ont été condensées.


Le Bas-Saint-Laurent est dans une situation précaire, dans une zone de préalerte. Votre gouvernement a lancé un appel à la vigilance, au respect des consignes sanitaires. Mais au stade où on en est en ce moment, est-ce qu’on doit faire plus que de la sensibilisation et mettre en place des mesures plus restrictives?

La sensibilisation, c’est toujours la base, car ce dont on a besoin, c’est la mobilisation de tous les Québécois qui doivent, individuellement, prendre cette responsabilité d’appliquer les consignes de santé publique.

Le Bas-Saint-Laurent est dans une zone jaune, donc une zone de préalerte. Ce qu’on veut faire, c’est retourner au vert et éviter de se rendre au orange. Il y a une hausse de cas, la situation est inquiétante, on fait davantage d’inspections et d’interventions policières ciblées dans des endroits considérés comme à risque.

Ce qui doit ressortir, c’est le message aux citoyens du Bas-Saint-Laurent qui doivent prendre conscience de la gravité de la situation à laquelle on s’expose si on ne contrôle pas la propagation du virus.


Les rassemblements dans la région, comme ailleurs au Québec, ont été des sources d’éclosions. Quel est le rôle de la Sûreté du Québec dans ce contexte, pourriez-vous autoriser les policiers à intervenir dans des maisons?

Les rassemblements privés sont déjà limités à 10 personnes. S’il y a plusieurs voitures de stationnées [près d'une résidence], s’il y a un signalement qui est fait, les policiers peuvent venir constater l’infraction et remettre un rapport. On s’expose déjà à des amendes si des rassemblements de plus de 10 personnes sont organisés.

Si la santé publique perçoit des situations problématiques, elle peut déjà, avec le concours de nos policiers, aller les contenir. C’est complémentaire à l’adhésion des Québécois parce qu’on ne peut pas mettre des policiers à chacune des portes et c’est pour ça qu’on demande aux gens de se conformer aux règles.

Une affiche désigne l'entrée de la clinique de dépistage de la COVID-19.

Plusieurs citoyens se sont fait tester pour la COVID-19 au cours des derniers jours après avoir participé à des fêtes étudiantes dans le Kamouraska (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte


La santé publique régionale dit qu’elle manque de moyens pour faire respecter les règles, dont l’isolement des personnes infectées. Donc comment rappeler à l’ordre les récalcitrants?

Évidemment, quand on est à risque de peut-être avoir la COVID-19, qu’on est en attente d’un résultat de test ou pire encore quand on a un résultat de test positif, c’est très important de rester isolé chez soi et de suivre les recommandations d’isolement de la santé publique.

Si une personne refuse de s’isoler, la santé publique a les pouvoirs d’émettre une ordonnance et de contraindre la personne à s’isoler pendant le nombre de jours prescrits avec une surveillance. On ne veut pas en arriver là évidemment. C’est pour ça qu’on invite les gens à respecter les règles.

Propos recueillis par Charles Alexandre Tisseyre

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