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Un nouveau regroupement francophone voit le jour au Nunavut

Vincent Desrosiers avec sa conjointe et son fils.

Vincent Desrosiers est le porte-parole du Regroupement des parents francophones du Nunavut, un comité récemment créé pour soutenir les parents francophones d'Iqaluit et d'ailleurs au Nunavut.

Photo : Photo fournie par Vincent Desrosiers

Des parents d’Iqaluit qui sentaient le besoin d’avoir de meilleurs services au sein de la communauté francophone du Nunavut ont formé un comité pour mieux se soutenir entre eux.

Le Regroupement des parents francophones du Nunavut s’adresse à la fois aux parents nouvellement établis au territoire et à ceux qui sont bien intégrés dans la communauté.

Le porte-parole du Regroupement, Vincent Desrosiers, affirme que les parents francophones, qui sont majoritairement installés à Iqaluit, n’avaient pas de réel espace d’échange leur étant destiné.

Quand on a eu notre premier enfant, il y a quatre ans, une des choses que j’ai trouvées […] c’est que c’est un peu plus dur d’être parent pour la première fois en étant loin de sa famille , raconte le père de deux enfants.

Le Regroupement, chapeauté par l’Association des francophones du Nunavut (AFN), offrira des conférences, des activités de groupe et des ateliers pour des parents et leurs enfants. Ça pourrait porter sur des sujets comme l’allaitement, la nutrition ou des difficultés plus spécifiques, explique M. Desrosiers.

Les rencontres se tiendront à la fois virtuellement et en personne, notamment au Franco-Centre.

Ce sont les parents qui vont en faire partie qui vont donner l’essence du comité et des activités qui vont avoir lieu, affirme la présidente de l’AFN, Mylène Chartrand.

La façade extérieure de l'Association des francophones du Nunavut.

Le nouveau comité de parents est chapeauté par l'Association des francophones du Nunavut.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

La communauté francophone du territoire compte notamment une association, une radio, un journal communautaire, une école et une garderie.

Pour l’AFN, c’est une occasion d’offrir un soutien à une partie de la population qui n’est pas desservie, assure Mylène Chartrand.

Le plan de développement global de l’AFN prévoyait déjà de renforcer son offre d’activités jeunesse.

En ayant ce comité de parents qui nous nourrit d’activités qu’ils veulent voir dans leur communauté, c’est la formule gagnante pour vraiment développer ce côté-là.

Mylène Chartrand

Le Regroupement espère surtout rallier le plus de parents francophones, tels que ceux dont les enfants n’étudient pas à l’École des Trois-Soleils, la seule école francophone du territoire. L’idée, c’est aussi d’aller chercher des enfants francophones qui ne sont pas dans le système francophone d’éducation, poursuit Mylène Chartrand.

Une femme dans un bureau sourit.

Mylène Chartrand est présidente de l'Association des francophones du Nunavut.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Le regroupement a déjà reçu un financement d’environ 15 000 $ du Réseau santé en français au Nunavut (RESEFAN), par l’entremise de l’organisme national Société Santé en français, et recevra environ 34 000 $ pour mettre en branle sa programmation pour la prochaine année.

L’AFN envisage aussi de s’inspirer du regroupement de parents pour créer d’autres comités destinés, entre autres, aux femmes ou aux enfants.

L’association doit se réunir le 29 septembre lors de son assemblée générale annuelle pour discuter de ses objectifs pour la prochaine année.

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