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Le condom chez les jeunes : la Saskatchewan en tête, le Québec loin derrière

Un préservatif rouge dépasse d'une poche de jeans.

Le taux d’infections transmises sexuellement a « considérablement » augmenté depuis 2001, dit Statistique Canada.

Photo : iStock/donatas1205

C’est en Saskatchewan que le port du préservatif chez les jeunes de 15 à 24 ans est le plus élevé, alors que le Québec est en queue de peloton des provinces et territoires, révèle Statistique Canada dans sa plus récente étude.

Les résultats de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, menée par l’organisme fédéral, sont clairs : l’utilisation du préservatif est plus élevée en Saskatchewan (70,2 %), dans les Territoires du Nord-Ouest (70 %), en Nouvelle-Écosse (67,3 %) et en Ontario (67 %) que dans le reste du Canada. À l'inverse, c'est au Québec qu’elle est la plus faible (48 %).

Plus de la moitié des répondants ont également déclaré avoir eu des relations sexuelles au cours des 12 derniers mois. Parmi eux, 60 % ont déclaré avoir eu recours au préservatif.

Parmi les raisons invoquées pour ne pas l'avoir utilisé, près de la moitié des personnes interrogées ont dit être dans une relation monogame, alors que l’autre moitié dit avoir utilisé un moyen de contraception différent.

Le contraceptif oral apparaît d’ailleurs comme le plus populaire chez les jeunes sondés. Près de la moitié (48 %) ont dit y avoir eu recours.

Une femme sur 10 a également révélé avoir utilisé un contraceptif d’urgence au cours de la dernière année.

Par ailleurs, plus du tiers des répondants ont déclaré avoir eu de multiples partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois.

Une différence selon l'âge

Parmi les autres conclusions mises en lumière dans cette étude, Statistique Canada souligne que l’utilisation du préservatif diminue en fonction de l’âge des répondants. La probabilité d’y avoir recours passe de 79 % chez les 15 à 17 ans à 55 % chez les 20 à 24 ans.

Elle est aussi moins courante chez les femmes et les jeunes qui ont déclaré avoir moins de partenaires sexuels.

Statistique Canada explique que ces données nationales peuvent aider les secteurs de la santé publique et de l’éducation à planifier et mettre en oeuvre des programmes efficaces pour promouvoir la santé sexuelle.

L’organisme fédéral rappelle que le taux d’infections transmises sexuellement (ITS) a considérablement augmenté depuis 2001 et que les jeunes de moins de 30 ans sont touchés de façon disproportionnée.

Le nombre de grossesses non désirées est estimé à 180 000 chaque année au Canada, précise également l'étude.

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