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L'ex-ambassadeur du Canada aux États-Unis réprimandé par le commissaire à l'éthique

L'ex-ambassadeur David MacNaughton.

L'ex-ambassadeur du Canada aux États-Unis David MacNaughton

Photo : The Associated Press / J. Scott Applewhite

La Presse canadienne

L'ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis est réprimandé par l'organisme fédéral de surveillance de l'éthique pour des gestes de lobbyisme inappropriés après son départ.

David MacNaughton a été l'homme de confiance du premier ministre Justin Trudeau à Washington pendant trois ans et demi avant de quitter ses fonctions il y a un an.

Après s'être retiré du rôle d'ambassadeur, il a organisé plusieurs réunions en mars, avril et mai de cette année entre de hauts fonctionnaires, des ministres et l'entreprise Palantir Technologies Canada.

Parmi les participants aux réunions figuraient la vice-première ministre Chrystia Freeland, le ministre de l'Industrie Navdeep Bains et le chef d'état-major de la Défense, le général Jonathan Vance.

Le commissaire à l'éthique Mario Dion a affirmé qu'aucun de ces responsables ne pourra communiquer avec M. MacNaughton pendant une période d'un an en raison d'un lobbyisme inapproprié.

Le milliardaire de la Silicon Valley Peter Thiel a fondé cette société d'analyse de données, où M. MacNaughton travaille actuellement.

Des réunions autour de la COVID-19

Les réunions ont eu lieu alors que les gouvernements cherchaient des moyens de réaliser un suivi des contacts des personnes infectées par la COVID-19.

M. Dion a indiqué dans une décision que M. MacNaughton avait organisé des réunions avec des acteurs clés du gouvernement libéral dans le cadre d'une offre de la part de l'entreprise d'aider gratuitement le gouvernement à répondre à la pandémie.

Selon M. Dion, aucune des réunions n'a abouti à un contrat pour Palantir.

Tout de même, les règles d'éthique fédérales interdisent aux anciens titulaires de charges publiques d'utiliser leurs anciens postes pour ouvrir indûment les portes du gouvernement.

Le commissaire a écrit que M. MacNaughton réalisait maintenant que ses actions avaient enfreint la loi.

M. MacNaughton a reconnu, avec le recul, que ces communications et réunions, dans la mesure où elles auraient pu servir les intérêts de Palantir, étaient contraires à la loi sur l'éthique, écrit M. Dion.

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