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L'enseignement à distance pèse lourd à l'UQAM

Un syndicat réclame des groupes d'étudiants moins nombreux et une rémunération adaptée aux circonstances.

Une femme masquée brandit une pancarte portant le logo de la CSN.

Le Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l'UQAM, constitué de chargés de cours et de superviseurs de stages, exige de meilleures conditions pour enseigner à distance pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les chargés de cours de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) dénoncent la surcharge de travail occasionnée par les cours en ligne.

Leur syndicat, qui a organisé une petite manifestation mercredi à la place Pasteur, réclame des groupes d'étudiants moins nombreux et une rémunération adaptée aux circonstances.

Une trentaine de personnes se sont donc rassemblées sur l'heure du midi pour dénoncer la lourdeur de la tâche des chargés de cours en cette période où l'enseignement se donne à distance.

Notre demande principale, ce serait de réduire la taille des groupes, de pouvoir avoir moins d'étudiants pour mieux les encadrer, a expliqué aux journalistes présents Olivier Aubry, président du Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l'UQAM (SPPEUQAM-CSN).

Si cette voie-là n'est pas choisie et qu'on a des classes qui sont plus grandes qu'à l'habitude, ajoute-t-il, eh bien là, on devrait être compensés financièrement.

Olivier Aubry parle dans un micro.

Les membres du syndicat présidé par Olivier Aubry dispensent plus de 50 % des cours du 1er cycle de l'UQAM.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les chargés de cours de l'UQAM ne sont pas les seuls à faire les frais de l'enseignement à distance, selon la présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, Caroline Quesnel, qui était également présente à la manifestation.

Les professeurs d'université, les chargés de cours et même les enseignants du réseau collégial vivent la même situation dans toutes les autres institutions d'enseignement supérieur, explique-t-elle.

L'argent ne se rend pas dans les salles de classes.

Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec

Dans un communiqué transmis mercredi, le SPPEUQAM suggère de limiter la taille des groupes à 40 étudiants en situation d'enseignement non présentiel.

Actuellement, au Département de communication sociale et publique de l'UQAM, 60 % des cours offerts dépasseraient cette limite; au Département de sociologie, ce serait 62 % des cours; et en science politique, 85 %.

De l'avis des chargés de cours, ces amphithéâtres en ligne ne feront qu'accroître le décrochage et la défection étudiante. Ils demandent donc à la direction de l'UQAM et au gouvernement du Québec de reconnaître le caractère exceptionnel de la situation afin d'assurer un enseignement universitaire de qualité.

D'après le reportage de Marc Verreault

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