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Fermeture de la frontière avec les États-Unis : des vacanciers dans l'incertitude

Portrait de l'homme dans un rétroviseur de moto.

Avec la pandémie de COVID-19, Jacques Tranchemontagne entend rester au pays.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les « snowbirds » de la région constatent que leurs chances de pouvoir passer l'hiver au chaud sont de plus en plus minces. Le gouvernement canadien pourrait prolonger à nouveau la fermeture des frontières terrestres avec les États-Unis, selon les informations de CBC.

Si Jacques Tranchemontagne a l’habitude de parcourir les routes de la Floride avec un groupe d'amis, le retraité compte ranger sa moto cette année.

La propagation de la COVID-19 aux États-Unis l'inquiète. Il vaut mieux sauter une année et pouvoir y aller plus longtemps après ça que de descendre là-bas, tomber malade, puis ne pas revenir, relate ce résident de St-Eugene, dans l’Est ontarien.

Depuis le début de la pandémie, il est impossible pour les snowbirds d'aller en Floride en voiture, en raison de la fermeture de la frontière terrestre entre le Canada et les États-Unis. CBC révélait par ailleurs mardi que la fermeture de la frontière serait à nouveau prolongée jusqu'au 21 octobre.

Même si le gouvernement ne confirme rien, Nathalie Vallières-Martin, une Ottavienne qui a maintenant pied à Miami, préfère rester en Floride. S'isoler pour 14 jours, c'est compliqué et puisqu'on a des entreprises ici aux États-Unis, on ne veut pas prendre le risque de ne pas pouvoir rentrer aux États-Unis après, relate-t-elle.

Une décision difficile, puisque Mme Vallières-Martin se prive ainsi de voir ses enfants. Il faut être assez patients et garder espoir que tout ça va se régler et que ça va bien aller.

Les voies fermées au poste-frontière de Douglas-Peace Arch, à Surrey.

La fermeture de la frontière pour les voyages non essentiels a fait très mal à certaines villes frontalières canadiennes.

Photo : CBC/Ben Nelms

Certains rusés ont opté pour la voie aérienne, en plus d'utiliser les services de transport de voiture pour se rendre à leur destination américaine.

Nous, on peut traverser les douanes avec les véhicules des gens qui vont passer l'hiver dans le Sud, explique Sylvain Lévesque, propriétaire de Transport St-Hyacinthe, une compagnie spécialisée dans le transport de véhicules automobiles. Les gens peuvent prendre l’avion pour aller dans le Sud.

Il n'est pas question toutefois pour les Canadiens de récupérer leur véhicule à mi-chemin. Pour éviter qu’ils se déplacent dans plusieurs états différents, les chauffeurs de Transport St-Hyacinthe déposent les voitures de leurs clients à leur destination finale seulement.

D'après les informations de Marielle Guimond et d'Estelle Côté-Sroka

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