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Le centre-ville de Montréal peine à retrouver sa vigueur

À peine 50 000 personnes s'y rendent chaque jour, soit environ 10 % de la fréquentation normale.

Plusieurs tours de bureaux du centre-ville de Montréal.

Pandémie oblige, le centre-ville de Montréal n'attire plus les foules autant qu'avant.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le cœur battant de la métropole est encore loin, très loin, d'avoir vaincu les impacts économiques engendrés par la pandémie de COVID-19 qui s'abat sur le Québec depuis maintenant six mois.

Une présentation du Service du développement économique de la Ville de Montréal rendue publique mercredi matin lors de la réunion hebdomadaire de son comité exécutif montre qu'à peine 50 000 personnes passaient par le centre-ville le mois dernier.

C'est environ 10 % de la fréquentation habituelle.

En temps normal, quelque 600 000 personnes se rendent chaque jour au centre-ville, dont 350 000 travailleurs. Or, cette fréquentation a radicalement chuté depuis le printemps dernier et, malgré le creux de vague de cet été, la situation ne s'est guère améliorée.

Selon les estimations de la Ville de Montréal pour le mois d'août, le taux de fréquentation des travailleurs était de 10 %, et celui des autres types de passages – en incluant les touristes – de 5 %. Sans compter qu'il n'y avait cet été à peu près aucun étudiant en ville.

Une lueur d'espoir

La situation pourrait légèrement s'améliorer en septembre, car le gouvernement du Québec a autorisé le retour d'un maximum de 25 % des employés par entreprise dans les tours de bureaux, dont l'utilisation varie actuellement entre 5 % et 10 %, selon les entrevues effectuées par la Ville de Montréal.

Mais même si on atteignait 25 % des emplois dans les tours de bureaux, on est loin de ce dont le centre-ville a besoin pour être en situation de vitalité économique, a fait valoir en matinée le responsable du Développement économique au comité exécutif, Luc Rabouin.

Ça va prendre encore, pendant un bon bout de temps, de l'aide publique pour arriver à soutenir les secteurs les plus touchés.

Luc Rabouin, responsable du Développement économique au comité exécutif et maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal

Plusieurs des employeurs interviewés par la Ville n’envisagent pas de retour massif des employés avant le début 2021, avec des taux d’utilisation des espaces à un maximum de 20 % à 25 % d’ici la fin de l’année.

Un scénario élaboré par les fonctionnaires prévoit le retour d'à peine plus de 100 000 personnes par jour au centre-ville cet automne.

Parmi les secteurs les plus touchés par la pandémie figurent le commerce de détail, la restauration, l'hébergement touristique, l'économie sociale [et] l'industrie culturelle, a énuméré Luc Rabouin.

À lui seul, le secteur de l'hébergement et de la restauration a perdu près de 32 % de ses emplois entre août 2019 et août 2020. Il employait 48 800 personnes le mois dernier dans l'agglomération de Montréal.

Tous secteurs confondus, la métropole et sa banlieue avaient récupéré en août dernier 78 % des emplois perdus entre les mois de février et avril, alors que ce taux était de 77 % à l'échelle du Québec et de 63 % à la grandeur du Canada.

Le taux de chômage dans l'agglomération se situait pour sa part à 14,9 %. Il était deux fois moins élevé (7,5 %) en août 2019.

Par ailleurs, la fréquentation à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau a atteint en juillet un total de 177 959 passagers, une augmentation de 102,3 % par rapport à juin. Il s'agit néanmoins d'une baisse de 91,5 % par rapport à juillet 2019.

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