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25 % des élèves exemptés du port du masque dans une école

Un masque noir pour enfant est par terre dans la rue devant l'École élémentaire Monseigneur-de-Laval à Regina.

Dans une des écoles de Hamilton, 25 % des élèves sont exemptés du port du masque.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Radio-Canada

Des professionnels de l’éducation de la région de Hamilton disent observer un grand nombre d’élèves qui ne portent pas de masque dans les écoles publiques locales. Certains parents abuseraient des exemptions médicales pour ne pas couvrir le visage de leurs enfants.

Jeff Sorensen, président de la section locale des enseignants de l'élémentaire de Hamilton-Wentworth, un syndicat représentant 2200 enseignants, affirme que des plaintes émanent du personnel des écoles.

Selon lui, un des établissements estime que 25 % des élèves ne portent pas de masque.

Nous avons de sérieux problèmes avec cela, déclare-t-il.

L'étendue du problème n'est pas connue, étant donné qu'il n'y a pas de chiffres pour les exemptions du port du masque dans les écoles de Hamilton.

Les familles peuvent refuser le masque obligatoire dans les écoles de Hamilton si leurs enfants ont des problèmes de santé qui les empêcheraient d'utiliser un masque ou éprouvent des difficultés à respirer lorsqu’ils en portent un. Mais ils n'ont pas besoin de fournir de preuve.

C'est alarmant, renchérit M. Sorensen.

Il pense que le fait de ne pas avoir à présenter de preuve contredit l'idée de la politique de masquage obligatoire de la 4e à la 12e année dans les écoles de l’Ontario.

Un élève portant un masque dans un autobus scolaire.

Les parents qui demandent des exemptions pour le port du masque ne sont pas tenus d'expliquer le motif de leur requête.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) fait écho à certaines des inquiétudes de M. Sorensen.

Le conseil ne demande aucun document médical parce que les médecins sont débordés par la demande de notes de maladie.

Daryl Jerome, président de la section locale de la FEESO

Notre préoccupation est que nous avons des gens dans la communauté qui nient la COVID et qui sont anti-masques, dit-il. Les gens vont simplement envoyer leurs enfants et les exempter, mais pas pour des raisons médicales ou une raison valable, c'est parce qu'ils ne croient pas qu'ils devraient le porter malgré ce que dit la science.

Les écoles locales mettent l'accent sur une approche axée sur la compassion et soulignent que l'éducation prime sur la discipline.

L'école face à la défiance autour du masque

Selon M. Jerome, les enseignants ne savent pas comment réagir face aux élèves qui ne veulent pas porter de masque.

Le formulaire d'exception du conseil scolaire n'exige pas de preuve et [celui-ci] invoque des motifs relatifs aux droits de la personne pour cela. Nous n’en sommes encore qu’aux premiers jours et nous sommes préoccupés par la manière dont la défiance autour des masques et le non-respect des protocoles de santé et de sécurité seront traités par la direction de l'école, note-t-il.

Pat Daly, président du conseil scolaire catholique de Hamilton-Wentworth, et Peter Sovran, directeur associé des services d'apprentissage au conseil public, disent tous deux qu'ils n'ont pas encore de chiffres précis sur le nombre d'élèves qui portent le masque.

M. Sovran indique que le conseil public surveillera les nombres sur le port du masque. Il ajoute que l'exemption est similaire à ce qui est autorisé en dehors des écoles.

Un élève dans une cour d'école porte un masque sous son menton.

Le port du masque est facultatif à l'extérieur des bâtiments.

Photo : CBC / Evan Mitsui

Elle est basée sur des enfants qui ont des raisons médicales, développementales, sensorielles ou de santé mentale sous-jacentes qui les empêchent de porter un masque pendant une période prolongée. Une exemption peut être accordée pour un enfant qui a des difficultés à retirer le masque sans assistance et qui peut avoir des difficultés à respirer avec un masque, a-t-il expliqué.

Nous allons continuer à travailler avec les familles, poursuit-il, pour les aider à comprendre l'importance du masque et nous aider à comprendre les besoins particuliers de leur enfant s'ils veulent les indiquer... et voir si nous pouvons ou non aider leur enfant à se montrer flexible. Ce n’est pas nécessairement ''tout ou rien''.

Les deux conseils scolaires ont réduit la taille des classes en utilisant leur fonds de réserve et l'argent du gouvernement de l'Ontario. Les élèves n'ont pas besoin de porter de masque lorsqu'ils sont à l'extérieur.

Certains enfants et adolescents ont témoigné à CBC News que le port du masque leur est difficile et douloureux, tandis que d'autres ont dit s’y habituer.

Avec les informations de CBC News

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