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Résidus miniers et changements climatiques : 215 000 $ pour un projet de l'UQAT

Des éprouvettes avec un liquide jaune orange.

Des bactéries sont plus performantes que d'autres pour séparer les métaux des résidus miniers.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Le ministère des Ressources naturelles du Canada octroie 215 000 $ à un projet de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) dont l’objectif est d’adapter la restauration des parcs à résidus miniers aux changements climatiques. 

Le professeur Bruno Bussière, directeur scientifique de l’Institut de recherche en mines et l'environnement (IRME), est à la tête de ce projet. Selon lui, l’intérêt des acteurs de l’industrie minière pour un tel projet ne date pas d’hier.

Du moment où nos partenaires nous signifiaient qu’ils voulaient avoir plus d’informations, de connaissances sur les changements climatiques et l’impact que ça pouvait avoir sur les opérations minières, nous, comme chercheurs, on a commencé à faire un état de la situation et voir ce qu’il manque comme information, puis on a commencé à travailler, rapporte-t-il.

Se baser sur des sites existants

Pour le chercheur, il est important que le projet se base sur des cas réels, afin que les connaissances acquises soient facilement transférables aux acteurs de l’industrie minière.

Ce qu’on a voulu faire, c’est de voir quel genre d’impacts les changements climatiques vont avoir sur des cas réels. On a travaillé sur des cas existants de sites abandonnés et de sites en opération, puis on a essayé de travailler en parallèle sur des aspects qui n’avaient peut-être pas été poussés assez, précise Bruno Bussière.

Denis Martel, Bruno Bussière et Paul Lefebvre appueés sur une rampe dans un corridor à l'UQAT.

De gauche à droite : Denis Martel, recteur de l'UQAT, Bruno Bussière, professeur et directeur scientifique de l’Institut de recherche en mines et l'environnement, puis Paul Lefebvre, secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles du Canada.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Parmi les facteurs liés aux changements climatiques pouvant avoir un impact sur les parcs à résidus miniers, le professeur Bussière cite notamment l’apparition et le changement des forêts, ainsi que la fonte du pergélisol.

Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles a également fait part de ses préoccupations quant aux impacts des changements climatiques sur l’industrie minière.

On a fait une étude et on a identifié les vulnérabilités du secteur minier. Ce qui est ressorti de ça, c’est que la principale vulnérabilité est au niveau de la restauration des sites miniers et au niveau de la gestion des résidus miniers , indique le professeur Bussière.

Le recteur de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Denis Martel, soutient qu’un projet de cet envergure a d’importantes retombées pour la région.

Ce sont des projets extrêmement importants, qui nous permettent d’attirer des étudiants, d’avoir du personnel et de le maintenir, et surtout d’offrir des transferts de connaissances et de compétences auprès des entreprises et des organisations, estime Denis Martel. Faire en sorte que les entreprises qui oeuvrent en collaboration avec nous, ont une longueur d’avance en termes de compétitivité internationale.

Selon M. Bussière, les acteurs de l’industrie minière régionale suivent de près l’avancement des travaux du projet.

Aussitôt que les résultats seront disponibles, ils vont être intéressés à les intégrer dans leurs opérations , affirme-t-il.

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