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L’existence de l’enquête sur les campagnes anti-Alberta est à nouveau contestée

Steve Allan.

Steve Allan est le commissaire chargé d’une enquête publique sur les « campagnes de salissage » visant l'industrie énergétique albertaine.

Photo :  CBC / Evelyne Asselin

Radio-Canada

L’enquête publique mise en place pour faire la lumière sur le financement des campagnes contre le pétrole albertain ne contrôlera pas la véracité des informations divulguées par ces campagnes. De nombreux experts s’interrogent donc sur les raisons de son existence.

L’enquête a mis à jour son cadre de travail mardi, plus d’un an après sa création. Dans ce document, le commissaire Steve Allan donne son interprétation du mandat mis en place par le gouvernement albertain. 

Se concentrer [sur la dissémination d’informations fausses ou trompeuses] est probablement irréalisable selon les ressources et le temps imparti à la commission , affirme-t-il. Une telle tâche reviendrait à mener une enquête scientifique comparable à celle menée lors des évaluations environnementales de projet énergétique, mais pour l’ensemble de l’industrie pétrolière et gazière, selon lui.

La commission n’a ni le temps ni les ressources pour s’attaquer à cette tâche colossale.

Steve Allan, commissaire de l'enquête publique

L'enquête vérifiera plutôt si du financement étranger aide ces organisations environnementales à perturber le développement du secteur pétrolier et gazier de l'Alberta.

De nombreuses critiques

Le professeur adjoint de droit environnemental Martin Olszynski se demande pourquoi le cadre de travail de l’enquête publique a été défini si tard dans le processus. La commission devait produire son rapport au début de juillet, mais a obtenu une prolongation jusqu’au 30 octobre

Martin Olszynski croit qu’avec ce mandat modifié l’enquête n’arrive qu’à mettre en lumière ce que l’on sait déjà à propos d'organismes à but non lucratif qui reçoivent du financement étranger et le fait que certains d'entre eux s’opposent au développement du pétrole et du gaz. 

C’est un gaspillage d’argent, conclut-il.

Un des organismes visés par l’enquête publique, Ecojustice, met également en doute les raisons de l’existence de l’enquête publique si elle ne vérifie pas la véracité des informations propagées. Il poursuit en justice la commission et attend une audience d’injonction pour la faire suspendre. 

Quelle est la raison pour laquelle on dépense tout cet argent?

Devon Page, directeur d'Ecojustice

Jason Kenney appuie l'enquête

Le premier ministre Jason Kenney a cependant défendu l’enquête publique qui était une de ses promesses de campagne. Il dit ne pas avoir parlé au commissaire Steve Allan depuis le début de l’enquête, ni avoir vu les changements concernant le cadre de travail. 

Je sais que la commission a dû perdre du temps à cause d’une poursuite judiciaire fâcheuse, venant de certains de ces intérêts spéciaux financés de l’étranger qui veulent éviter toute transparence et responsabilité au sujet des mensonges qu’ils ont dits sur le secteur énergétique en Alberta, a dit le premier ministre. 

Le seul fait qu’ils veulent arrêter l’enquête est la preuve parfaite qu’ils s’opposent à la transparence qui est au coeur du mandat de la commission.

Le budget de la commission a été augmenté de 1 million de dollars, pour atteindre 3,5 millions de dollars. Steve Allan a déjà indiqué qu’il pourrait demander une nouvelle prolongation pour produire son rapport final.

Avec les informations de Colleen Underwood

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