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Coup d'envoi du Festival de cinéma de la Ville de Québec

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Pascal Plante, Katerine Savard et Ariane Mainville sur un plateau extérieur de Nadia, butterfly.

Le reportage de Valérie Cloutier

Photo : Maxime Cormier/Némésis Films

Plus de 100 films seront présentés pendant le Festival de cinéma de la Ville de Québec (FCVQ), d’ici le 20 septembre. En raison de la pandémie, le festival se déroulera principalement sur le web, mais aussi en salles, à l’occasion de projections qui se sont ajoutées récemment à la programmation. De quoi insuffler une dose de pétillant à un festival de films qui affiche fièrement, en mode hybride, son originalité et son audace.

La formule de cette année est un nouveau défi. Évidemment on est fébrile de présenter ce qu’on a comme programmation, ce qu’on a monté. Ça représente beaucoup de nouveau, beaucoup d’imprévu, mais on s’est dit que pour nous, l’important c’est de "prototyper" quelque chose, d’exister et de passer notre passion, souligne Ian Gailer, directeur général du Festival de cinéma de la Ville de Québec.

Le film québécois Nadia, Butterfly ouvrira le festival simultanément, lors d’une première en salle et sur le web, le 16 septembre, à 19 h. Ce deuxième long métrage du réalisateur de Québec, Pascal Plante, est le seul film canadien retenu dans la sélection officielle du Festival de Cannes en 2020. Marqué de ce sceau prestigieux, le film sera offert en première mondiale à Québec. Il y sera l’un des 10 films en compétition officielle.

Une scène tournée dans un bureau avec Robert Lepage.

Robert Lepage incarne le père de Martin Villeneuve dans le court métrage «Imelda 2».

Photo : courtoisie Festival de cinéma de la ville de Québec

Le court métrage Imelda 2 de Martin Villeneuve mettant en vedette Robert Lepage et le réalisateur lui-même, sera présenté en première partie de la soirée d’ouverture, tout juste avant Nadia, Butterfly.

Avec des jauges réduites pour respecter les normes sanitaires en vigueur, le Festival accueillera de 40 à 120 personnes, lors des cinq projections en salle. Les places disponibles seront offertes aux festivaliers par tirage au sort.

On a choisi la forme du concours pour remercier, pour saluer les festivaliers. On trouvait que c’est une façon d’être équitable. Il est demandé aux gens de s’inscrire sur l’infolettre du Festival. À partir de là, on explique aux gens la marche à suivre sur les réseaux sociaux; ça nous permet par la suite, de faire un tirage 100 % aléatoire, précise Ian Gailer.

Une jeune fille crie en faisant du vélo

Le film «La déesse des mouches à feu» sera projeté en salle en présence de la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette.

Photo : courtoisie Festival de cinéma de la ville de Québec

Le film La Déesse des mouches à feu d’Anaïs Barbeau-Lavalette (en compétition officielle) nous plonge dans l’univers d’une adolescente de 16 ans pressée de vivre toutes sortes de premières fois. Cette adaptation du roman de Geneviève Pettersen sera présentée en première nord-américaine, le 17 septembre au Cinéplex Odéon Sainte-Foy. Ce sera l’unique projection de ce film au festival, alors que sa sortie en salle au Québec, est prévue le 25 septembre.

Le film documentaire québécois Je m’appelle humain, de Kim O’Bomsawin propose un portrait de la poétesse innue Joséphine Bacon, il sera dévoilé simultanément au Musée national des beaux-arts du Québec et sur le web, le 18 septembre.

Sur le web, les films seront proposés selon un horaire prédéfini, soit entre 13 h et une heure du matin. Il y aura quatre plateformes, le tout dans l’esprit de vivre un festival qui a des salles dédiées à différents styles de films.

Trois jeunes femmes marchent sur un rail de chemin de fer.

Le film «Sweet Thing» sera présenté en première canadienne au FCVQ.

Photo : courtoisie Festival de cinéma de la ville de Québec

Parmi les films en compétition et diffusés sur le web, on retrouve le long métrage Sweet Thing d’Alexandre Rockwell. Ce long métrage américain sélectionné au Festival international du film de Berlin en 2020, raconte l'histoire d'une fratrie qui choisit de prendre la route plutôt que d’affronter un contexte familial difficile.

Également, on découvrira À coeur battant, de Keren Ben Rafael, une comédie dramatique douce-amère sur une relation amoureuse à distance qui se vit de Paris à Tel-Aviv.

Police, d’Anne Fontaine avec Omar Sy, est un drame social et policier qui suit la reconduite aux frontières d’un migrant en situation de clandestinité.

Trois policier dans une voiture.

Le film «Police» sera présenté au FCVQ, le 20 septembre à 21h30.

Photo : gracieuseté Festival de cinéma de la ville de Québec

En complément des films, les festivaliers pourront découvrir des balados, des capsules et de grands entretiens. Catherine Pogonat s’entretiendra avec Howard Shore, le compositeur oscarisé pour la musique de films de la trilogie Le Seigneur des anneaux. De son côté, Manon Dumais nous réserve une rencontre avec le réalisateur québécois, Jean-Marc Vallée.

Ce qui était important pour nous avec ce festival en ligne, c’est que les gens se rapprochent de ce qu’on vit en salle durant un festival, car en salle, il y a toujours des présentateurs, mentionne Ian Gailer.

Ce sont Louis-David Morasse, Stéphane Archambault, Sophie Cadieux et Jasmin Hains qui agiront comme animateurs des salles virtuelles tandis que Marième animera le segment La Buvette, tous les soirs dès 18 h 30.

L’idée de La Buvette, c’est de rencontrer les créateurs des films. Un film qui m’a particulièrement marqué, c’est Errance sans retour de Mélanie Carrier et Olivier Higgins. Dans ce documentaire-là, il y a Mohammed Shofi, qui a prêté sa voix comme narrateur. C’est aussi quelqu’un de la communauté rohingyas qui a passé 18 ans de sa vie dans le camp de réfugiés de Kutupalong, situé au sud du Bangladesh. Donc, il parle de cette réalité-là qui est une partie de son passé en plus de son arrivée au Canada, souligne Marième, qui a connu le festival à ses débuts, il y a déjà 10 ans.

Children play a game of football under the monsoon rains.

Le film «Errance sans retour» sera présenté en grande première le 19 septembre, au Musée national des beaux-arts du Québec et sur le web.

Photo : Renaud Philippe

Cette année, on est dans une situation sans précédent (... ) Nous, on a décidé d’aller 100 % dans l'innovation; ça fait partie de l’ADN du festival, d’ajouter le directeur général, qui ne s’est pas fixé d’objectif de fréquentation pour cette édition hybride.

La CinéPasse donnant accès à l'ensemble de la programmation sur le web sera en vente durant tout le temps du Festival, au coût de 29,95 $.

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