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2e vague potentielle : le CHU de Québec s’apprête à diminuer le nombre d'interventions chirurgicales

Des ambulances stationnées près de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, à Québec.

Des ambulances stationnées près de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, à Québec

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

Félix Morrissette-Beaulieu

Le CHU de Québec s’apprête à annuler certaines interventions chirurgicales pour accueillir des patients atteints de la COVID-19 et se dit prêt à augmenter le nombre de lits disponibles advenant l’arrivée d’une deuxième vague.

La croissance, actuellement, on la vit, lance le PDG du CHU de Québec, Martin Beaumont, qui gère cinq hôpitaux dans la région de la Capitale-Nationale.

Deux d’entre eux, soit l’Enfant-Jésus et le CHUL, sont désignés comme des centres pour accueillir des patients atteints de la COVID-19.

Actuellement, 23 lits sont occupés sur une capacité de 35.

Martin Beaumont, PDG, CHU de Québec

Le CHU se dit prêt à augmenter ce nombre de 14 si les hospitalisations s'accumulent.

Pour les cas de COVID-19, on a une stratégie qu’on appelle accordéon. Au fil des événements, quand ça diminue, on diminue nos lits, quand ça augmente, on augmente les lits. Ça, ça change aux 2-3 heures d'avis, précise le PDG dans une entrevue à l'émission matinale Première heure.

Demain matin, on est prêts à ouvrir 14 lits au-dessus du 35. Pour les soins intensifs, c’est la même chose.

Martin Beaumont, PDG, CHU de Québec

Délestage rapide

Ces lits seront disponibles en raison de l’annulation de certaines activités prévues, comme des opérations et certains traitements, comme ceux du cancer.

Délester, ça a aussi des effets collatéraux sur les traitements de cancer, les chirurgies, sur l’imagerie médicale, surtout nos spécialités, concède M. Beaumont.

On essaye de créer un équilibre entre nos capacités de délestage tout en essayant de maintenir nos activités de services à la population. Il faut ramener l’accordéon vers le centre, illustre M. Beaumont.

Probablement, on va réussir à délester et diminuer l’activité chirurgicale et ambulatoire parce qu’on a une responsabilité de prêter, main-forte au CIUSSS de la Capitale-Nationale pour faire face aux éclosions

Martin Beaumont, PDG, CHU de Québec

Retards et efforts

Le CHU de Québec affirme que certaines opérations annulées en raison de la première vague n’ont toujours pas été effectuées, malgré les efforts des chirurgiens.

On n’a pas encore rattrapé les retards de la période estivale. La liste continue d’augmenter. On y va par priorité. Nos chirurgiens, nos anesthésistes, nos spécialistes font un travail exceptionnel pour prioriser les cas et s’assurer que les cas les plus malades sont traités mène en période de COVID, estime le PDG.

S’il y a des gens qui sont inquiets, ils peuvent appeler directement. Les chirurgiens vont regarder la priorité si l’état de santé a changé, indique Martin Beaumont.

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