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Les agriculteurs ressentent les effets de la sécheresse estivale jusqu’en septembre

Un champ de pommes de terre.

Plus de pluie aiderait les agriculteurs dont les champs souffrent encore de la sécheresse estivale.

Photo : CBC/John Robertson

Radio-Canada

De nombreux champs de pommes de terre à l’Île-du-Prince-Édouard ne sont pas dans leur état habituel en ce moment à cause des conditions de sécheresse connues en juillet et en août.

La terre dans les champs non irrigués est si sèche qu’elle s’effrite entre les doigts presque comme du sable, indique l’agriculteur Kevin Murray, à Bedeque.

Selon l’outil de surveillance des sécheresses au Canada (Nouvelle fenêtre), la sécheresse dans le centre de l’Île-du-Prince-Édouard était extrême au 31 août. Il y a eu un peu plus de pluie durant la première moitié de septembre, mais seulement la moitié de la quantité habituelle.

John Robertson devant un tracteur agricole.

L'agriculteur John Robertson indique que ses plants de pomme de terre sont morts prématurément dans la section de ses champs qu'il n'a pu irriguer.

Photo : CBC/John Robertson

Habituellement, la section supérieure du plant meurt lentement avant la récolte et les pommes de terre reçoivent une dernière poussée de nutriments.

Normalement, les plants commencent à mourir en septembre, mais la plupart sont déjà morts depuis une semaine ou deux, selon le chercheur et agronome Ryan Barrett, de l'agence de la pomme de terre de l'Île-du-Prince-Édouard.

Le manque de pluie entraîne en quelque sorte leur mort prématurée, explique-t-il, en ajoutant que les conditions de sécheresse peuvent aussi favoriser certaines maladies de la pomme de terre.

Les pommes de terre peuvent aussi être déformées à cause de la sécheresse.

Les effets de la sécheresse vont varier par endroits selon la variété de la pomme de terre cultivée, le moment où elles ont été semées et les conditions du champ, indique M. Barrett.

Ryan Barrett extraie des pommes de terre du sol avec une bêche.

Le chercheur et agronome Ryan Barrett, de l'agence de la pomme de terre de l'Île-du-Prince-Édouard, étudie une section de champ touchée par la sécheresse.

Photo : CBC/John Robertson

Des agriculteurs emploient les techniques les plus récentes et cultivent plusieurs variétés pour améliorer les chances de survie de leurs plants dans des conditions de sécheresse, souligne-t-il.

Ryan Barrett s’attend tout de même à un déclin du rendement cette année, mais il dit que le déclin sera peut-être moins sévère que celui observé lors d’autres sécheresses.

Appel à une révision du moratoire sur l'irrigation

Des agriculteurs croient que l’irrigation est le meilleur moyen de préserver les cultures quand elles manquent de pluie.

Le comité de l’Assemblée législative sur les ressources naturelles et la durabilité de l’environnement entendra, jeudi, deux présentations au sujet de la loi sur la gestion de l’eau. Le directeur de la Fédération de l’agriculture de l’Île-du-Prince-Édouard, Robert Godfrey, participera à l’une des présentations.

Il dit que personne n’arrive à expliquer pourquoi l’industrie agricole est la seule dans la province qui ne peut avoir accès à des ressources pour de l’irrigation supplémentaire. Il ajoute que le moratoire remonte à 18 ans et qu’il est temps de le revoir avec un projet de recherche scientifique.

À Bedeque, l’agriculteur Kevin Murray explique qu’il a pu irriguer deux tiers de ses champs grâce à l’eau puisée d’un étang. Mais les conditions de sécheresse dans l’autre tiers de ses champs ont entraîné la mort prématurée des plants.

Il espère qu’il y aura plus de pluie d’ici les récoltes dans quelques semaines.

Avec les renseignements de John Robertson, de CBC

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