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Un chercheur de l’UQTR s’intéresse à la perte d’odorat liée à la COVID-19

Gros plan sur la narine droite d'un nez.

La perte de l'odorat, aussi appelée anosmie, fait partie des symptômes de la COVID-19.

Photo : iStock

Radio-Canada

La perte d'odorat, qui est l'un des symptômes liés à la COVID-19, intéresse le professeur au Département d'anatomie de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Johannes Frasnelli, qui étudie les liens entre l'odorat et le cerveau.

Il estime qu'une personne sur deux touchée par la COVID-19 subira une perte ou une altération de l'odorat.

Il fait partie d'un consortium international de 500 chercheurs qui étudient le symptôme.

Johannes Frasnelli en entrevue.

Johannes Frasnelli est directeur du Groupe de recherche cognition neurosciences affect comportement et professeur au Département d'anatomie de l'UQTR.

Photo : Radio-Canada

Les premiers résultats de leurs travaux tendent à démontrer que l'odorat pourrait être une porte d'entrée du virus dans le cerveau.

L’odorat, ce sont des cellules qui se trouvent dans l’épithélium du nez , a décrit le chercheur de l’UQTR. Si le virus ou quelque autre agent est capable d’infecter ces cellules-là, il a une voie d’accès privilégiée, directement reliée au cerveau. Nous ne savons pas si le virus peut véritablement entrer par cette voie, mais c’est une hypothèse qu’on est en train d’examiner.

Reviendra, reviendra pas, l'odorat?

Si on sait que la perte de l’odorat fait partie des symptômes de la COVID-19, les scientifiques ne savent pas encore avec certitude si la guérison entraîne automatiquement un retour de ce sens.

Nous savons que dans la majorité des cas, il y a régénérescence de l’odorat, mais il y a des cas avec des troubles de l’odorat qui persistent , a résumé Johannes Frasnelli.

C'est le cas d'une femme de la Mauricie, qui ne souhaite pas être identifiée, mais qui témoigne de son symptôme persistant. Elle a eu la COVID en avril et a perdu l'odorat depuis.

Ses capacités olfactives sont partiellement revenues, mais plusieurs odeurs sont en quelques sortes déréglées. Pour elle, par exemple, le dentifrice sent l’olive, et son savon à lessive sent la fumée.

Elle craint de ne jamais retrouver complètement son odorat d’avant.

Entraîner son nez, une piste de solution?

Une solution prometteuse selon Johannes Frasnelli serait de mettre son nez à l'entraînement.

Bien qu'il n'y ait pas de garantie de résultat dans le contexte de la COVID-19, le chercheur estime que les personnes chez qui le symptôme persiste ne perdent rien à essayer.

Le traitement consiste à entraîner son odorat, matin et soir, en l'exposant à quatre à six odeurs différentes, comme la vanille, le café ou le clou de girofle par exemple.

Des études montrent que l'odorat peut augmenter après plusieurs semaines d'entraînement olfactif.

D’après un reportage de Marie-Ève Trudel.

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