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Barrages routiers : « on n'en est pas là du tout », dit la ministre Proulx

Panneau lumineux indiquant Confinement régional obligatoire.

Panneau indicateur que l'on pouvait voir à Amqui, en avril dernier (archives).

Photo : Gracieuseté de Carlo Fiola

Malgré la hausse importante des cas de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent, il n'est pas question pour l'instant de reconfiner la région comme ce fut le cas au printemps dernier.

L'évolution de la situation est cependant surveillée de près, puisque la région est passée mardi au palier de préalerte.

Plus de la moitié des cas confirmés depuis le début de la pandémie sont toujours actifs au Bas-Saint-Laurent, ce qui fait que la région n'est pas loin de passer au palier d'alerte suivant. On [est près de passer au code orange] sur la transmission et le nombre de cas, a affirmé mardi le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc.

Outre le nombre de cas et le contrôle de la transmission, le troisième facteur qui permet de déterminer le niveau d'alerte d'une région est le nombre d'hospitalisations. Sur ce plan, la situation est stable, puisque présentement, aucune personne n'est hospitalisée en lien avec la COVID-19 au Bas-Saint-Laurent.

Même si la région passait au code orange, il ne serait pas envisagé d'instaurer à nouveau des barrages routiers à ses frontières, selon les dires de la ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Marie-Eve Proulx, en entrevue à l'émission Même fréquence.

C'est dans le scénario rouge, la possibilité de fermer ou de confiner une région. On n'est pas là du tout, je tiens à rassurer la population.

Marie-Eve Proulx, ministre responsable du Bas-Saint-Laurent
Marie-Eve Proulx, ministre responsable de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Marie-Eve Proulx, ministre responsable du Bas-Saint-Laurent (archives)

Photo : Radio-Canada

Bien que le Bas-Saint-Laurent semble avoir le taux de transmission du virus le plus élevé au Québec, pour le moment, la fermeture de la région n'est pas envisagée, rassure la porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, Ariane Doucet-Michaud.

Les Bas-Laurentiens responsables

Le directeur de la santé publique, Sylvain Leduc, a d'ailleurs rappelé lors de son point de presse que les éclosions en cours n'ont pas été causées par des gens provenant de l'extérieur.

La situation actuelle, elle n'est pas attribuable à des gens de l'extérieur, c'est vraiment attribuable à des gens de notre propre population, a-t-il dit.

Graphique présentant l'évolution du nombre de cas de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent depuis le 9 septembre.

Le nombre de cas au Bas-Saint-Laurent a plus que doublé en moins d'une semaine.

Photo : Radio-Canada

C'est pourquoi, de concert avec les élus, une campagne de sensibilisation sera lancée auprès de la population du Bas-Saint-Laurent.

Y'a de pseudo-scientifiques qui s'improvisent, donc je pense qu'il faut donner une nouvelle voie à la sensibilisation, considère le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé.

On paie le prix du fait que plusieurs ont choisi de ne pas respecter les règles de distanciation sociale. Le Bas-Saint-Laurent était l'élève numéro un pendant les six derniers mois et finalement, on s'est ramassés dans le coin de la classe.

Marc Parent, maire de Rimouski

Qui plus est, la ministre Proulx a affirmé que la région ne sera pas divisée en secteurs pour établir les paliers d'alerte.

Les codes de couleur vont se préserver par région administrative. C'est un signal qu'on envoie à la population pour rester vigilants même s'il y a moins de cas dans certains endroits. On ne sait pas ce qui va arriver demain, a estime la ministre.

Certaines interventions, comme des dépistages massifs ou des fermetures de blocs opératoires, pourraient cependant être ciblées dans des secteurs précis du territoire.

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