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Les services de garde en milieu familial de l'Estrie en grève pour la journée

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

5 D, 8 septembre1974

Radio-Canada

C'est jour de grève mercredi pour les responsables des services de garde en milieu familial de l'Estrie. Des milliers de familles sont touchées par ce moyen de pression.

Plus d'une centaine d'éducatrices manifestent à Sherbrooke. Elles réclament une hausse salariale et la reconnaissance de leur travail. Elles dénoncent les lenteurs à la table de négociation. 

Selon leur syndicat, les propriétaires de garderie travaillent en moyenne 50 heures par semaine pour un salaire annuel de 27 000 $.

Elles réclament un salaire de 16 $ de l'heure au gouvernement, comme ce que reçoivent les éducatrices en CPE.

Pour l'instant, ces conditions difficiles poussent plusieurs d'entre elles à abandonner la profession.

C'est le cas de la déléguée syndicale Caroline Allard, qui entend fermer sa garderie dans un an.

J'ai choisi de fermer ma garderie l'an prochain, je trouve qu'on nous en demande toujours plus, les exigences sont plus grandes et le salaire ne suit jamais. Je pense que je suis arrivée au bout de ça, explique Mme Allard.

Des manifestantes réunies avec de petites affiches accrochées à des cordes.

Plus d'une centaine de responsables en milieu familial en Estrie manifestent pour avoir de meilleures conditions de travail.

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

Dès lundi, une grève générale est prévue dans toutes les régions.

Pour la présidente de l'Alliance des intervenantes en milieu familial en Estrie, Marlène Carbonneau, ce scénario est de plus en plus probable. C'est principalement la question du salaire qui achoppe.

Les filles sont plus mobilisées que jamais. Elles n'ont plus de patience pour atteindre une reconnaissance de leur emploi. Ça fait dix ans qu'elles attendent et elles semblent dire que ça sera la bonne fois.

Elle ajoute cependant que les négociations se poursuivent avec Québec.

Par écrit, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a indiqué que le message demeurait le même. Le gouvernement ne souhaite pas négocier sur la place publique.

Les éducatrices ont le droit de vouloir se faire entendre en dehors de la table des négociations, mais il est dommage que ce soit les familles qui voient leur quotidien chamboulé en faisant les frais des moyens de pression. Les parents ont subi suffisamment de casse-têtes aux débuts de la pandémie pour concilier famille et travail, a-t-il fait savoir.

Il a tenu à rappeler que les responsables de services de garde en milieu familial sont des travailleurs autonomes qui ne reçoivent pas un salaire horaire, mais plutôt une subvention pour chaque enfant dont elles s’occupent.

Le gouvernement espère également arriver à une entente avec les discussions qui se poursuivent dans les prochains jours.

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