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Début du procès du père accusé de la mort de son bébé

Une voiture du Service de police de Sherbrooke devant le palais de justice de Sherbrooke.

Un père est accusé d'homicide involontaire coupable à l'endroit de son bébé âgé de six semaines.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Le procès d'Alexandre Roux, un père accusé d'homicide involontaire coupable à l'endroit de son bébé âgé de six semaines, s'est ouvert mardi au palais de justice de Sherbrooke. Le poupon est mort le 7 mars 2018. Il aurait été victime d'abus physique de son père, selon le ministère public.

Lors de la première journée du procès, un intervenant de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) est venu témoigner à la barre. Il a rapporté les propos du médecin qui s’est occupé du poupon lors de son hospitalisation, au CHUS-Hôpital Fleurimont, le 26 février 2018.

L’intervenant était allé sur place ce jour-là après que l’équipe soignante eût fait un signalement à la DPJ. À son arrivée à l’hôpital, l’enfant semblait souffrir d'un traumatisme crânien non accidentel, explique-t-il.

Le poupon présentait également des saignements au cerveau et à un œil à la suite d'une blessure récente, qui ne remonterait pas à plus de 24 heures avant son hospitalisation, poursuit le témoin.

Les soupçons se sont donc portés sur le père qui gardait l'enfant peu avant qu’il ne soit admis à l’hôpital.

Le nouveau-né en détresse respiratoire

Un premier répondant a également été appelé à témoigner mardi. Il a décrit l'état de l'enfant quand il a répondu à l'appel d'urgence. Selon son témoignage, le nouveau-né souffrait de détresse respiratoire lors de son arrivée sur les lieux.

Il a alors placé le poupon sur le lit. Son abdomen et son visage étaient bleutés, ses yeux révulsés. Sa respiration était saccadée. L’enfant n'était pas alerte, selon son témoignage. Ni la mère, ni le père, ni les grands-parents maternels n'ont pu dire ce qui était arrivé au bébé.

L’enfant a repris un peu de couleur quand le premier répondant lui a mis un masque à oxygène avant de le conduire à l’hôpital. Le poupon est mort quelques jours plus tard.

Le grand-père témoigne

Le grand-père, Pascal Jolin, a lui aussi témoigné, mardi. Lors de la soirée, l'accusé aurait eu du mal à calmer l'enfant, raconte-t-il. Le père aurait même essayé toutes sortes de positions et il lui aurait donné deux biberons.

Pascal Jolin se souvient également que l'enfant chignait d’une intensité de quatre sur une échelle de dix. À un moment, l'accusé lui aurait montré l'enfant en lui demandant s'il était dans un état normal. Il me semblait normal, aurait dit le grand-père qui jouait à des jeux vidéo pendant que le père s'occupait de l'enfant.

La mère et la grand-mère du poupon étaient parties se baigner à la piscine. Ce serait à leur retour que les secours auraient été appelés.

Un expert pour la défense

Lors du procès, qui durera une semaine, un expert suit les témoignages à distance pour la défense.

C’est toujours une possibilité au niveau de la défense de requérir les services d’un expert, surtout dans des matières complexes [au niveau] médical entre autres pour obtenir un éclairage et des informations complémentaires sur l’aspect médical dans un dossier compliqué, explique Jessyka Duval, l'avocate de la défense.

Cette dernière rappelle qu’à ce moment-ci du procès, la preuve n’a pas encore été présentée dans son entièreté. Il y a encore plusieurs témoins clés qui seront entendus. Il est important que la preuve complète soit faite pour qu’on puisse se faire une idée sur ce qui s’est passé, insiste-t-elle.

Avec les informations de Guylaine Charette

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