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Une réflexion s’impose après la défaite du Parti libéral au Nouveau-Brunswick

Un arrière plan du Parti libéral avec un micro pour un point de presse.

Le chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Kevin Vickers, a donné sa démission le 14 septembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Alain Arseneau

Radio-Canada

Le Parti libéral du Nouveau-Brunswick a perdu trois sièges et son chef au cours de la même soirée. Alors que le parti s’était dirigé vers le centre de l’échiquier politique lors de cette élection, des analystes estiment qu'une partie de l’électorat auraient possiblement souhaité une plateforme un peu plus gauchiste.

Selon l’ancien premier ministre libéral du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, le nerf de la guerre ne se situe pas spécifiquement sur les oppositions nord-sud ou bien francophones-anglophones.

Bien qu’il confirme qu’un chef bilingue est un atout très important, il croit que le réel problème, c’est qu’aller au centre comme on vient de le faire dans cette élection, ça ne nous a pas porté fruit.

Il faut réaliser que les gens cherchent un parti qui a une grande vision pour la province. Il faut aborder les inquiétudes qu’ils ont pour l’environnement, pour la prochaine génération, a dit Brian Gallant. Et c’est là que le parti pourra commencer à avoir le vent dans les voiles.

Brian Gallant en avril 2018.

Brian Gallant a été premier ministre du Nouveau-Brunswick de 2014 à 2018.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Stéphanie Chouinard, professeure de science politique au Collège militaire royal du Canada à Kingston, confirme que le Parti libéral aura bientôt un choix à faire : Soit on reste plus près du centre, soit on laisse les verts rogner ces votes-là, qui sont un peu plus à la gauche, soit on en prend acte pour se repositionner.

À la gauche de l’échiquier, les électeurs cherchent une alternative crédible [et ils] trouvent que le Parti libéral en fait trop peu du côté environnemental.

Stéphanie Chouinard, politologue

Selon Brian Gallant, les libéraux élus auront également la difficile tâche de défendre les francophones en Chambre, auprès du gouvernement progressiste-conservateur.

Un nouveau chef intérimaire à l’horizon

Kevin Vickers a annoncé lundi soir qu’il quittera la chefferie du parti pour laisser le champ libre à un chef intérimaire.

Le directeur de campagne du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Donald Arseneault, rappelle que cette campagne, qui était la première pour Kevin Vickers, se déroulait en pleine pandémie. Il était donc plus difficile pour lui de se faire connaître, alors que les poignées de main et les barbecues étaient proscrits.

On n’avait pas les ressources financières qu’on avait la dernière fois ou que les conservateurs avaient cette fois-ci donc ça, ça a eu un impact également, a ajouté Donald Arseneault.

Kevin Vickers, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick à la sortie d'un autobus rouge de campagne électorale. Il a un masque rayé rouge, vert et blanc.

Kevin Vickers, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, le 7 septembre 2020, à Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada

Il n’a pas eu le temps de faire le tour de la province autant que moi je l’ai eue, a dit pour sa part Brian Gallant. Tout le monde reconnaît que M. Vickers est une personne très passionnée, qui a à cœur le Nouveau-Brunswick.

Sans chef depuis 24 h, le Parti libéral du Nouveau-Brunswick n’a pas encore donné de détails sur son avenir.

Pour Donald Arseneault, ce nouveau chef se devra toutefois de renouveler le parti, renouveler les idées, et retravailler la base dans chacune des circonscriptions.

Il ajoute à ça l’importance d’acquérir les électeurs que le parti a perdus au fil des années.

Même son de cloche de la part de la députée réélue de Caraquet, Isabelle Thériault. Il faut absolument qu’on maintienne notre pertinence comme parti, a dit celle qui souhaite entre autres que les libéraux de la province rajeunissent leur troupe.

Dans tous les cas, une introspection sera nécessaire pour l’avenir libéral à la suite des résultats décevants aux élections de 2020.

Avec les informations de Sophie Désautels, de Karine Godin et de l'émission La matinale

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