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Trop tôt pour crier victoire au football collégial

Un joueur des Titans court avec le ballon lors d'un match contre vanier.

Le moindre match disputé cet automne serait une victoire pour les Titans de Limoilou.

Photo : Christophe Renaud

Le football collégial a le feu vert pour tenir une saison et 90 % des équipes de la province ont confirmé leur intérêt d’y participer. Aux cégeps Limoilou et Lévis-Lauzon, on ne se berce toutefois pas d’illusions. Dans le contexte très volatil actuel, chaque partie disputée cet automne sera une petite victoire.

Après avoir vu ses trois tentatives d’organiser un match présaison contre les Titans de Limoilou échouer, ces dernières semaines, l’entraîneur-chef des Faucons de Lévis-Lauzon, Pierre-Alain Bouffard, n’ose plus s’avancer sur quoi que ce soit. Il ne veut plus créer de faux espoirs à ses joueurs.

Certes, la saison de football collégial peut théoriquement se mettre en branle. Les directeurs sportifs des différents cégeps de la province se réunissaient d’ailleurs, mardi après-midi, pour tenter d’élaborer une nouvelle structure provinciale en vue d’une saison qui favoriserait les matchs intrarégionaux.

Mais même si, demain, on annonce que la saison commence le 25 septembre, il peut y avoir un cas de COVID dans une équipe d’ici là. Ça se peut que la structure soit encore à recommencer et qu’on n'ait pas de match, pointe Bouffard.

Même son de cloche chez l’entraîneur-chef des Titans de Limoilou, Dave Parent, qui préfère se concentrer sur le développement de ses joueurs à l’entraînement. On prend tout ce qu’on peut prendre. Ce n’est pas nous qui avons le contrôle et en dedans de 24 h, ça peut changer. Notre philosophie est de prendre ça au jour le jour et on est content de pouvoir pratiquer depuis le 3 août.

Jouer pour le plaisir

Pour Pierre-Alain Bouffard, la formule adoptée pour la saison à venir devra prioriser la flexibilité. Quitte à sacrifier le Bol d’or, championnat provincial annuel. Un calendrier trop rigide visant à en arriver à un classement et des séries éliminatoires pourrait vite devenir un immense casse-tête, croit-il. Même sans cas de COVID-19 dans les équipes, le niveau d’alerte d’une certaine zone, par exemple, pourrait éventuellement empêcher la tenue de matchs.

Cette année, ce que je veux, c’est que mes joueurs puissent jouer le plus possible, contre d’autres équipes idéalement, mais la structure et la finalité avec un Bol d’or, ce n’est pas le plus important.

Pierre-Alain Bouffard, entraîneur-chef des Faucons de Lévis-Lauzon

D’autant plus que des équipes éliminées hâtivement, en séries, pourraient perdre quelques précieuses semaines de football dans une saison déjà écourtée, argue-t-il.

Pour l’instant, Bouffard a divisé son équipe en deux formations qui s’affrontent hebdomadairement dans ce que les entraîneurs ont baptisé le Megabowl.

On a trouvé un vieux trophée. On a nommé des capitaines et fait un repêchage. Il y a des transactions durant la semaine entre les équipes. Ça ne paraît pas, mais ça motive les joueurs. Il y en a qui m’avaient dit dès l’hiver passé que s’il n’y avait aucune offre de football à l’automne, il ne serait pas de retour au cégep.

L'entraîneur-chef Pierre-Alain Bouffard et ses adjoints sur les lignes de côtés

Pierre-Alain Bouffard (à droite), entraîneur-chef des Faucons du cégep Lévis-Lauzon

Photo : Faucons du Cégep de Lévis-Lauzon / Éric Chabot

Contrer le décrochage

Les derniers mois ont été des hauts et des bas émotionnels pour les joueurs collégiaux, appuie Dave Parent. Depuis la mi-mars, le défi est de trouver un équilibre pour les garder motivés dans la salle de classe.

Plus de 80 % de mes gars sont à l’école à cause du football. C’est la passion qui les anime et ils ont besoin de passer leurs cours. Je le comprends très bien, parce qu’il y a 25 ans, j’étais dans la même situation, relate le pilote du cégep Limoilou.

Dans le contexte et sachant que les cours se déroulent principalement à distance, il ne cache pas sa fierté de ne pas avoir perdu de joueurs. On a commencé avec un groupe de 64 et on est encore 64 aujourd’hui. Les joueurs se sentent bien et ils progressent, donc il ne veulent pas sortir de ce cadre-là.

L’annonce de lundi concernant la saison n’offre pas de garantie, mais elle permet de garder espoir. Avoir un semblant de calendrier ou juste jouer un match, ce serait une victoire pour tout le monde, conclut l’entraîneur des Titans.

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