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Une femme se perd et passe la nuit au mont Chauve

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Deux randonneuses observent le paysage.

Le sentier du Mont-Chauve au parc national du Mont-Orford.

Photo : Gracieuseté / Paul Dussault

Radio-Canada

Une randonneuse s’est fait surprendre par la tombée du jour, lundi, alors qu’elle se trouvait au mont Chauve dans le parc national du mont Orford.

Cette nuit, vers 01h55, on a reçu un appel d’un homme qui s’inquiétait pour son amie ontarienne, qui était en vacances. La dernière fois qu’il avait eu des nouvelles d’elle, c’était [lundi] vers 18h30. Elle disait qu’elle était au sommet du mont Chauve, explique la sergente Nathalie Fréchette de la Régie de police Memphrémagog.

Les patrouilleurs de nuit sont donc allés sur les lieux pour effectuer des recherches. L’équipe de recherche en forêt a également été appelée au poste de police pour préparer une opération, tout comme les pompiers.

Finalement, vers 05h15, la femme a été retrouvée par les patrouilleurs. C’est grâce à l’aide d’autres randonneurs qu’elle a pu redescendre de la montagne.

Pendant la nuit, elle a croisé des personnes qui montaient la montagne pour voir le lever du soleil. Ces marcheurs lui ont fourni une lampe de poche. C’est avec cette lampe qu’elle a pu descendre la montagne. La lampe s’est malheureusement éteinte lors de sa descente, indique Mme Fréchette.

Selon cette dernière, la randonneuse a commencé à pratiquer ce sport depuis seulement cinq semaines et était plus ou moins en forme. On demande aux gens d’être vigilants et prévoyants lors de leurs prochaines sorties avec l’automne qui arrive et d’être [conscients] de leurs capacités physiques, martèle la sergente.

Elle insiste également sur le fait que les randonneurs devraient mieux se préparer avant de se rendre dans les sentiers, notamment en apportant une bouteille d’eau supplémentaire, des collations, des vêtements chauds, une lampe de poche avec des batteries ainsi qu’un téléphone cellulaire chargé pour faire face aux imprévus.

Achalandage important depuis le déconfinement

Selon Mario Landry, directeur par intérim du parc national du mont Orford, la fréquentation du parc est à la hausse depuis ce printemps.

Avec le déconfinement ce printemps, les gens avaient besoin de la nature et du plein air. On a vu un achalandage assez important au niveau de nos sentiers pédestres et une nouvelle clientèle qui avait besoin de se ressourcer, souligne-t-il.

M. Landry a également constaté qu’il y avait de plus en plus de néophytes qui fréquentaient le parc national.

On voit que ce sont des nouveaux adeptes et des nouveaux usagers du fait qu’ils ne connaissent pas vraiment le parc et qu’ils ne connaissent pas vraiment les bonnes pratiques et la bonne préparation pour une randonnée pédestre, explique-t-il.

Lui aussi insiste sur l’importance de la préparation avant chaque randonnée.

Il y a des choses [auxquelles] on n’échappe pas, comme avoir une bouteille d’eau, de bons souliers, une carte des sentiers qu’on veut faire. C’est la base. Il ne faut pas minimiser la préparation, car ça peut poser beaucoup de problèmes par la suite. C’est très important, peu importe le parc qu’on visite.

Mario Landry, directeur par intérim du parc national du mont Orford

À l’occasion, des gens arrivent pour faire un sentier et ils n’ont pas vérifié avant quel était le parcours et quel était le degré de difficulté du sentier. [...] Présentement, on ne part pas prendre un sentier à 18h pour une randonnée de quatre heures. On sera rendu à la noirceur. Ce sont des détails qui sont importants pour notre sécurité, conclut-il.

Avec les informations de Philippe Grenier

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