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Des factures salées pour des conducteurs de scooters négligents

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Des policiers qui discutent avec des jeunes dans un stationnement.

Les policiers du Service de police de Saguenay ont vérifié 68 scooters et ont remis une vingtaine de billets d'infractions.

Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux

Radio-Canada

Le Service de police de Saguenay (SPS) a remis une vingtaine de constats d’infraction à de jeunes conducteurs de scooters qui ne respectent pas les règles dictées par le Code de la sécurité routière.

Les contraventions ont été données lors d’une opération tenue près de l’école secondaire des Grandes-Marées de La Baie mardi midi. Près de 70 inspections ont eu lieu.

On veut que ces gens-là respectent le Code de la sécurité routière. On veut qu'ils respectent également monsieur madame Tout-le-monde parce que quand on modifie un silencieux, c'est tannant quand tu les entends partir toutes les fois. Les gens nous appelaient pour nous demander de faire quelque chose , a mis en contexte le porte-parole du SPS, Bruno Cormier.

Les policiers se sont intéressés aux klaxons et aux freins, en passant par les silencieux et autres composantes mécaniques des cyclomoteurs.

Des policiers qui discutent avec des jeunes dans un stationnement où se trouvent des scooters.

Les policiers de Saguenay ont mené une opération à l'école secondaire des Grandes-Marées de La Baie, mardi midi, pour sensibiliser les jeunes à l'importance de respecter le Code de la sécurité routière.

Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux

Il y en a qui modifient la tête du moteur pour augmenter la vitesse, donc les jeunes peuvent circuler jusqu'à 100 km/h. Il y a également l'équipement obligatoire, les feux de direction, le klaxon, les lumières. Est-ce qu'ils fonctionnent tous bien? Est-ce qu'on a les pneus usés ou pas?, cite, en exemple, Bruno Cormier.

Chaque conducteur fautif devra payer entre 60 $ et 350 $. La note aboutit souvent entre les mais des parents, qui sont, la plupart du temps, propriétaires des engins.

Il y en a qui vont faire le saut aujourd'hui de recevoir des billets d'infraction à leur nom.

Bruno Cormier, porte-parole, Sécurité publique de Saguenay

Un scooter a même quitté l’école secondaire des Grandes-Marées sur une remorque parce que les policiers ont jugé qu'il était trop dangereux pour circuler sur les routes.

Bilan de l'opération :

  • 6 silencieux modifiés
  • 5 miroirs manquants
  • 4 conducteurs ayant transporté un passager qui n'avait pas l'âge requis
  • 3 sans permis de conduire
  • 2 pneus usés
  • 5 avertissements
  • 1 avis d'inspection

Les policiers demandent aux parents de jeunes conducteurs de demeurer vigilants.

Des jeunes surpris

Cette première opération du genre menée par le SPS a surpris bien des jeunes. Les adolescents ont toutefois offert une bonne collaboration aux policiers.

Tous les scooters sont modifiés ici quasiment. C'est sûr que pendant la nuit, c'est tannant, mais sinon, ça ne change pas grand-chose , a candidement répondu un jeune, lorsque questionné par notre équipe.

Ça fait bien, mais en même temps, ça nous achale un peu. Nous autres on aime ça rouler parce qu'il fait beau et à notre âge, on peut juste conduire ça , a commenté un autre, dans le même esprit.

En contrepartie, des ados ont réussi l’inspection haut la main.

La police de Saguenay affirme que d'autres opérations du genre sont prévues dans les prochaines semaines près d'autres écoles secondaires de la région.

D'après le reportage de Philippe L'Heureux

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