•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La frontière canado-américaine doit demeurer fermée, selon 90 % des Canadiens

Les voies fermées au poste frontière de Douglas-Peace Arch, à Surrey.

La fermeture de la frontière pour les voyages non essentiels a fait très mal à certaines villes frontalières canadiennes.

Photo : CBC/Ben Nelms

Radio-Canada

Un sondage réalisé à la fin du mois d'août par Research Co. indique que 9 Canadiens sur 10 souhaitent le maintien de la fermeture des frontières avec les États-Unis.

Ces résultats sont rendus publics alors que les villes canadiennes frontalières canadiennes continuent de souffrir grandement de cette fermeture. L'économie de ces villes bénéficiait grandement du tourisme américain avant la pandémie.

Bien que cela fasse mal – et ça fait très mal – il s'agit de souffrir à court terme pour gagner à long terme.

Jim Diodati, maire de Niagara Falls

Dans la seule région de Niagara Falls, le tourisme américain représentait un milliard de dollars chaque année. Pourtant, le maire Jim Diodati ainsi qu'une dizaine d'autres maires de villes frontalières soutiennent la fermeture. Ils l'ont rappelé la semaine dernière au cours d'une vidéoconférence avec le gouvernement fédéral.

L'accord de fermeture des frontières aux voyageurs non essentiels entre le Canada et les États-Unis arrive à terme le 21 septembre.

La situation aux États-Unis préoccupe

Les chiffres américains avaient atteint un pic de 70 000 nouveaux cas quotidiens au mois de juillet. Ils étaient à 50 000 au milieu du mois d'août.

En dépit de cette baisse, les Canadiens se montrent peu enclins à accueillir des visiteurs américains. La semaine dernière, un véhicule avec une plaque d'immatriculation texane a été vandalisé à Victoria, en Colombie-Britannique.

Des plaisanciers bénévoles se sont même organisés en groupes pour signaler aux agents frontaliers américains les bateaux de plaisance américains qui pénètrent dans les eaux canadiennes.

George Creek fait partie de ce groupe de bénévoles. Il doute grandement que les États-Unis soient parvenus à contrôler le virus.

Ils sont tellement divisés là-bas. Ils n'ont pas d'approche nationale coordonnée. Les recommandations de leurs experts médicaux sont ignorées.

George Creek, résident de la région de Nanaimo

Selon Steve Hoffman, expert en santé mondiale, la baisse des chiffres américains n'est pas de nature à changer l'opinion des Canadiens, parce qu'ils pensent que la réponse américaine à la pandémie est influencée par des considérations politiques. Des voix accusent le président américain de minimiser l'impact du virus en raison des prochaines échéances électorales américaines.

Jim Diodati pense que le Canada n'entamera les discussions sur la réouverture de la frontière avec les États-Unis qu'après les élections américaines. À ce moment-là, les considérations politiques n'entreront peut-être plus en ligne de compte, ajoute-t-il.

Le sondage en ligne (Nouvelle fenêtre) a été mené par la firme Research Co. auprès de 1000 Canadiens entre le 30 août et le 1er septembre. La marge d'erreur est de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.

D'après les informations de Sophia Harris de CBC

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !