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Transformer le Mont-Orford en oeuvre d’art

Le mont Orford, en été, avec la remontée mécanique au pied des pentes

La station de ski Mont-Orford, en été

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

Radio-Canada

Un projet artistique d'envergure appelé « Grand paysage » transformera les cicatrices d’une piste de ski du Mont-Orford en «land art».

Le projet est né d’un rêve de Fanie St-Michel, directrice générale et artistique de l’organisme Conscience urbaine, et de Déline Petrone, scénographe et architecte-paysagiste. Le duo voulait dynamiser la montagne pendant la saison estivale, sans nécessairement y faire des événements. 

On a le goût de travailler avec le vivant, avec les plantes.

Fanie St-Michel, directrice générale et artistique de Conscience urbaine

Le projet s’échelonnera sur plusieurs années puisque la création s’y fera avec des végétaux, qui devront pousser pour former le paysage final. 

Pour créer ce décor, la piste de ski ne sera tonte qu’à l’automne plutôt que pendant l’été. Différents niveaux de tonte permettront aussi de jouer avec les perspectives. Par souci écologique, les plantes indigènes sélectionnées pour constituer l’oeuvre d’art font déjà partie de la flore de la montagne. 

Chaque automne, la piste sera mise en état pour accueillir les skieurs pendant l’hiver, puis au retour de la belle saison les plantations repousseront pour poursuivre l’oeuvre d’art.

Même si la création de cette oeuvre se fera à long terme, dès cette année, les visiteurs pourront profiter d’une sculpture-balançoire, installée à mi-montagne. Un ajout qui sera sans doute fort apprécié pendant la flambée des couleurs. 

Quand tu vas te balancer, tu prends vraiment conscience de la biodiversité qu’il y a dans ce site exceptionnel. Qui est, oui, une montagne de ski, mais à la base une montagne dans un parc national. 

Fanie St-Michel, directrice générale et artistique de l’organisme Conscience urbaine

Il s’agit d’un projet artistique, mais qui a également une portée environnementale. L’implantation de plantes indigènes et l’arrêt de la tonte du gazon, autant dans la piste de ski que dans le stationnement, auront un impact positif sur les insectes pollinisateurs et les monarques, explique la directrice générale. Le projet est d’ailleurs soutenu par la fondation David Suzuki. 

Le projet vient toutefois avec certains défis. Travailler avec le vivant c’est très cher , lance Fanie St-Michel. 

La préparation du sol est prévue l’été prochain puis les végétaux seront plantés à l’été 2022 alors que la programmation culturelle y sera simultanément lancée. 

Avec les informations d’Anik Moulin

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