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Montréal en jaune, la Dre Drouin inquiète pour la suite

Les autorités implorent les jeunes de 18 à 30 ans d'être plus vigilants qu'ils ne le sont actuellement.

Plan rapproché de Mylène Drouin, assise.

Les autorités de la santé publique constatent que tous les indicateurs liés à la pandémie de COVID-19 sont à la hausse.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Tous les indicateurs liés à la pandémie de COVID-19 sont à la hausse, constate avec angoisse la directrice de santé publique de la métropole.

La région ayant été placée en état de préalerte (code jaune) par le gouvernement du Québec, la Dre Mylène Drouin n'a pas caché son tracas, mardi, en faisant le point sur la situation lors d'une conférence de presse.

Montréal ayant un contexte urbain propice à une transmission plus accrue, cette hausse des indicateurs nous inquiète davantage, a-t-elle admis mardi – voyant, entre autres, que la métropole a recensé 96 nouveaux cas de COVID-19 au cours des dernières 24 heures.

Elle a par ailleurs indiqué que 125 écoles de la métropole ont rapporté au moins un cas depuis la rentrée, tandis que la liste du ministère de l'Éducation ne fait état pour le moment que de 63 établissements touchés dans la région.

Les événements sociaux problématiques

La Dre Drouin n'entend pas, pour l'instant, fermer de secteurs d'activité. Mais elle implore les jeunes de 18 à 30 ans d'être plus vigilants qu'ils ne le sont actuellement, car cette catégorie d'âge demeure la plus touchée par la maladie.

Aussi s'est-elle réjouie de l'interdiction de vendre de la nourriture après minuit dans les bars, annoncée plus tôt mardi par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé. Même si, de son propre aveu, les établissements licenciés ne sont pas une problématique particulière à Montréal.

C’est vraiment lorsqu’on arrive dans des rassemblements privés qu’on voit clairement qu’il y a un relâchement et que la transmission s’opère.

Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal

La directrice régionale de santé publique demande donc aux Montréalais de rehausser l'application de l'ensemble des mesures de santé publique (lavage des mains, distanciation physique, port du couvre-visage) – surtout lors des fêtes en famille, des mariages, des baptêmes, des funérailles, etc. Ou, encore mieux, de ne pas participer à ce genre d'événement.

Le nombre de contacts par cas confirmé explose

La Dre Drouin demeure préoccupée du fait qu'un certain relâchement s'est manifestement installé dans la population cet été, ce qui a fait bondir le nombre de contacts par cas confirmé de 10, lors du confinement printanier, à 40, 50, voire à 80, 100 personnes devant être retracées aujourd'hui.

Cette nouvelle réalité alourdit énormément le travail de ses équipes, déplore-t-elle. Les conséquences, en outre, peuvent être lourdes sur toutes ces personnes qui doivent ensuite se faire tester et rester en isolement pendant 14 jours.

Devant cette demande renouvelée de tests de dépistage, les cliniques ont rehaussé, voire presque doublé, leur capacité depuis la rentrée scolaire. À l'heure actuelle, la santé publique montréalaise est en mesure de réaliser 6000 tests par jour; 4000 la fin de semaine.

Et contrairement à certaines régions, comme celle de la Capitale-Nationale, ou à d'autres provinces, comme l'Ontario, il n'y a pas d'attente ou de files d'attente majeures dans les centres, avance la Dre Drouin.

Son équipe, a-t-elle révélé par ailleurs, doit composer ces jours-ci avec 24 éclosions en milieu de travail; 7 éclosions en milieu scolaire; et 3 éclosions très bien contrôlées dans des établissements pour aînés. La Dre Drouin signale en outre une légère hausse d'hospitalisations pour laquelle l'impact n'est pas encore visible sur le réseau.

COVID-19         : ce qu'il faut savoir

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