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Fermeture de l’unité des soins intensifs : André Fortin interpelle le ministre de la Santé

André Fortin à l'assemblée nationale.

André Fortin s'explique mal la fermeture de l'unité des soins intensifs de l'Hôpital de Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le sujet de la fermeture de l’unité des soins intensifs de l’Hôpital de Gatineau a été soulevé lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, mardi. Le député libéral du Pontiac, André Fortin, s'explique mal cette fermeture.

On ne parle pas d’une surspécialité qui n’est pas disponible temporairement, on parle de soins de base, des soins intensifs, a raconté en chambre le député du Pontiac.

On ne parle pas d’une clinique de village qui doit se réorganiser parce que la seule infirmière est en congé. On parle des soins intensifs de la quatrième plus grande ville du Québec.

André Fortin, député libéral du Pontiac

Le contexte actuel de la pandémie peut avoir des dérangements importants dans notre réseau de la santé, a pour sa part rappelé le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Aucune date quant à la fin de l'interruption de service n’a encore été révélée. Ce sont 9 employés sur 15 du service des soins intensifs de l’Hôpital de Gatineau qui sont actuellement absents. Ces absences sont le fait de congés maladie, de maternité et de paternité.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais a fait appel aux PDG des autres CISSS de la province pour que des infirmières d'autres établissements de santé viennent prêter main-forte.

De la pression sur les autres unités des soins intensifs, craint le syndicat

Le président par intérim du SPSO, Patrick Guay, en entrevue à Radio-Canada.

Le président du SPSO, Patrick Guay

Photo : Radio-Canada

Le président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO) croit que la fermeture de l’unité des soins intensifs mettra de la pression sur les autres unités du genre dans la région.

C'est sûr et certain que ça va augmenter la pression sur ces équipes-là, a expliqué Patrick Guay. Chaque unité des soins intensifs de la région fonctionne avec un nombre restreint d'infirmières.

En leur mettant plus de pression, ça se peut qu'elles ne réussissent pas à répondre à la commande tout simplement.

Patrick Guay, président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais

Maxime Pedneaud-Jobin inquiet

Le maire de Gatineau en point de presse.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Photo : Radio-Canada

Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin se dit préoccupé par cette interruption de services.

Il s'est entretenu avec le ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe et la PDG du CISSS, Josée Fillion au cours des dernières heures. Quoiqu’inquiet, le maire se dit cependant rassuré par la volonté exprimée de corriger la situation. Le travail se fait pour combler le bris. Donc ma première réaction en est une d'inquiétude et c'est pour ça que j’ai tenu à ce qu'on se parle, a-t-il affirmé.

Le maire craint cependant que ce genre de crise ne se répète si Québec ne s'attaque pas au problème de fonds qui selon lui réside dans le sous-financement chronique en santé de la région.

Avec les informations de Marielle Guimond, Jérémie Bergeron et Nathalie Tremblay

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