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COVID-19: un bilan plus que positif pour les terrains de golf du Nord de l’Ontario

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un homme sur une terrain de golf.

Les terrains de golf de la réussi ont tous réussi à présenter leur tournoi, en les repoussant d'un mois.

Photo : Marc-André Longval

Radio-Canada

En raison des normes sanitaires qui devaient être mises en places, les gestionnaires des clubs de golf du Nord-Est avaient toutes les raisons du monde de s’inquiéter. Alors que l’automne se pointe le bout du nez, les clubs peuvent dire mission accomplie alors le nombre de leurs membres bondir.

Le club de golf de Kapuskasing, le Spruce Needles de Timmins et le club de golf de Hearst ont noté une augmentation de 10 à 25% de nouveaux membres.

Ça a été incroyable cette année, s’exclame Philippe Losier, surintendant du Spruce Needles de Timmins. On a vu 4 fois le montant de trafic comparé à l’an passé. Le stationnement était toujours plein .

André Robichaud qui gère le terrain à Kapuskasing explique cette nette augmentation par une combinaison de deux facteurs, de bonnes températures en début de saison et la pandémie. Le kapuskois raconte que les familles ont choisi de passer leurs vacances sur les verts plutôt de sortir en dehors de la province. 

On a vu une augmentation de 100% chez les jeunes âgés de 8 et 18 ans. On est passé de presque 23 membres juniors en 2019 à 50 en 2020.

André Robichaud, directeur général club de golf de Kapuskasing
Des juniors sur le terrain de golf.

À Kapuskasing, les juniors ont afflué en grand nombre sur le terrain de golf.

Photo : Kapuskasing golf club

Parmi les 5 terrains de golf sondés par Radio-Canada, le terrain de golf de Cochrane est le seul à avoir vu une chute drastique dans son nombre de membres.

On a perdu 10% de nos membres, se désole Glenda Harper qui s'occupe du terrain du Lee Club. Les gens étaient nerveux en raison de la Covid, nos membres sont plus vieux que dans les autres clubs de la région .

Malgré tout, le club dit avoir atteint le seuil de rentabilité.

On a déjà commencé à couper de nos employés en raison des froides températures qui s’installent dans le nord .

Ce n’est pas une situation que tu pouvais te préparer d’avancer comme le plan de déconfinement changeait de jour en jour. Il fallait s’ajuster en fonction des nouvelles directives.

Philippe Losier, surintendant du Spruce Needles à Timmins
Philippe Losier tient un tuyau à l'arrière d'une camionnette.

Philippe Losier, du terrain de golf Spruce Needles, a dû gérer de deux inondations sur son terrain situé en bordure de la rivière. Son terrain a fermé ses portes pendant 5 jours, dont une journée pendant le plus important tournoi de la saison.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Les petits clubs de la région ont travaillé main dans la main pour passer à travers la crise. Sur une base quotidienne, les gestionnaires des clubs de Hearst et de Kapuskasing se partageaient des conseils.

Un groupe d'homme avec un trophée.

Malgré qu'Hearst ait vaincu Kapuskasing à la Coupe Ryder, les responsables des deux clubs ont enterré la hache de guerre pour travailler ensemble pour le bien-être des golfeurs du Nord.

Photo : Marc-André Longval

Afin de réduire les risques de contagion, le fanion devait rester dans la coupe. Les propriétaires devaient aussi jouer d'ingéniosité pour ne pas que les golfeurs se mettent la main au fond du trou.

J’ai coupé des nouilles de piscine que j’ai mises au fond de la coupe et André Robichaud a bien aimé mon idée. C’est une idée qu’il a apportée sur son terrain à Kapuskasing après que je lui aie donné ce conseil , souligne le président du club de golf à Hearst, Christian Gratton.

Des dépenses supplémentaires

Le propriétaire du club de golf Hollinger à Timmins, Antony Kos raconte avoir eu a dépensé des sommes faramineuses afin de respecter les normes sanitaires de la province.

Notre club a acheté 40 voiturettes de golf supplémentaires, comme la loi stipulait que c’était un golfeur par voiturette, précise-t-il. 40 voitures c’est beaucoup d’argent.

André Robichaud à Kapuskasing abonde aussi dans le même sens. Au niveau de la main d’oeuvre, ça a engendré plus de coûts. On a dû payer des heures supplémentaires aux employés pour désinfecter .

Une femme pose avec son fer de golf.

Sophie Hébert gère le club de golf de Hearst.

Photo : Marc-André Longval

Les clubs de golf de Hearst et de Timmins ont essuyé des pertes financières en fermant leur restaurant pour l’année.

On sauve sur le personnel, mais c’est un revenu important de moins, raconte la gérante du club de golf Hearst, Sophie Hébert, qui vendait seulement des sandwiches dans la boutique du pro. Si quelqu’un mange un peu plus, il va boire un peu plus. C’est certain que j’aimerais qu’on revienne à la normale l’an prochain .

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