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Dépistage massif à l’École Sans-Frontière : 3 élèves et moins de 5 enseignants positifs

Environ 300 élèves de l'école Sans frontière subiront un test de dépistage, mercredi

Environ 300 élèves de l'École Sans-Frontière subiront un test de dépistage, mercredi

Photo : Radio-Canada

La santé publique procède à un dépistage massif mercredi matin dans le petit gymnase de l'École Sans-Frontière, dans l'arrondissement des Rivières, à Québec. Selon le CIUSSS de la Capitale-Nationale, trois élèves et moins de cinq enseignants fréquentant cet établissement ont jusqu'à présent reçu un résultat positif à la COVID-19.

La santé publique utilise l'expression « moins de cinq enseignants » afin de préserver la confidentialité des membres du personnel infecté.

Selon nos informations, l'un des membres du personnel de l'école affecté par le virus est un enseignant spécialiste qui visite différentes classes. C'est la raison pour laquelle le CIUSSS de la Capitale-Nationale ne souhaite prendre aucun risque en testant les 300 élèves ainsi que le personnel de l'établissement.

Pour le reste, le risque de contamination dans cet établissement demeure relativement faible grâce au concept des classes-bulles, assure le CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Une douzaine de membres du personnel et deux classes-bulles sont d'ailleurs actuellement en isolement.

Une centaine d'élèves avaient déjà subi un test dans le gymnase de l'école, vers 15 h mercredi. Des tests seront aussi effectués jeudi.

La santé publique demande aux personnes ayant été en contact étroit avec une personne atteinte de s'isoler jusqu'au 25 septembre inclusivement. Les personnes présentant des symptômes de la COVID-19 sont toutefois invitées à rester à la maison.

Une élève et du personnel à l'école Sans frontières de Québec

Il s'agit du premier dépistage massif dans une école du Québec

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Plusieurs parents inquiets

Ce type de dépistage dans un milieu scolaire est une première au Québec. Plusieurs parents d'élèves qui fréquentent cet établissement sont inquiets devant la tournure des événements. Garder les enfants à la maison représente un défi de taille pour eux, tant au niveau logistique que pour le portefeuille.

C'est compliqué, surtout pour ma femme qui doit arrêter de travailler pour garder nos enfants, explique Mathieu Petrovic, un jeune parent d'origine française qui a immigré au Québec le 10 mars, soit quelques jours à peine avant le début du confinement.

Ça m'inquiète un peu, surtout qu'il faut manquer du travail pour aller passer le test. Mais c'est important de passer le test, ajoute pour sa part Luzdenis Herrera, d'origine colombienne.

Une autre mère décrit de son côté à quel point la situation a rapidement évolué.

On ne s'attendait pas à ce que ça éclate aussi vite. On a reçu d'abord un message d'un cas dans l'école, puis un autre pour un cas dans la classe [de son fils], et puis là, c'est rendu que ce sont des tests pour lui, raconte Lindsay Tremblay.

Puis là, on a reçu un message durant la nuit pour savoir qui on a vu au cours des 10 derniers jours. Donc, là, ça va loin.

Lindsay Tremblay, mère d'un élève
Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, lors d'un point de presse, avec les drapeaux du Québec derrière lui.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Confirmation du cabinet du ministre

Mardi en après-midi, le cabinet du ministre de l'Éducation a confirmé que cette école est maintenant un foyer d'éclosion dans la région de la Capitale-Nationale.

Pour le moment, un groupe identifié par la santé publique sera isolé. L’école demeurera ouverte. La situation à l’École Sans-Frontière évolue toutefois rapidement, et nous la suivons de près, précise la note du cabinet.

Les parents des élèves du préscolaire et du premier cycle doivent accompagner leur enfant au test de dépistage. Tous les parents ont reçu un formulaire de consentement à remplir pour que leur enfant puisse obtenir le test.

De plus, les parents qui ne sont pas en mesure de faire tester leur enfant durant ces deux périodes peuvent se rendre à l'un des trois sites de dépistage de la ville.

Le ministre pas au courant

Interrogé au sujet de cette nouvelle éclosion mardi en point de presse à l’Assemblée nationale, le ministre de l'Éducation n n’a pas été en mesure de répondre aux questions des journalistes.

Je suis arrivé aujourd’hui avec un bilan national des cas dans nos écoles. Il y a au moins 2685 écoles dans la province, et malheureusement des cas surviennent tous les jours, a mentionné Jean-François Roberge.

Les journalistes ont voulu savoir comment les parents, les enseignants et les élèves pourraient recevoir plus rapidement leurs résultats au test de dépistage. Le ministre Roberge a indiqué que, selon lui, s’ils sont testés rapidement, les résultats devraient venir rapidement aussi.

Cette semaine, de nombreux parents avec qui nous avons parlé ont mentionné avoir attendu plusieurs jours avant de recevoir le résultat de test de dépistage de la COVID-19 de leur enfant.

Avec les informations d'Olivier Lemieux et Hadi Hassin

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