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Toronto veut de l'aide pour créer 3000 logements pour les personnes vulnérables

Le maire de Toronto, John Tory, assis devant une table et un micro. Derrière lui, une série de grands drapeaux.

Le maire de Toronto assure qu'il veut investir dans les programmes qui ciblent les communautés plus marginalisées, mais soutient que la Ville ne peut pas agir seule contre la violence armée et qu'elle a besoin de tous les gouvernements.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le maire de Toronto, John Tory, réclame l'aide financière de l’Ontario et du fédéral pour loger des milliers de personnes vulnérables. Le besoin est « urgent » alors que la COVID-19 a augmenté le « problème du logement », dit-il.

La métropole a présenté mardi un plan d'intervention pour le logement et la réduction de l'itinérance, qui comprend la création de 3000 places de logements permanents et abordables dans les 24 prochains mois en faveur des personnes sans abri, vulnérables et marginalisées.

Mais la Ville Reine a besoin de l'appui immédiat des deux ordres de gouvernement pour mettre ce plan en place.

Le moment est venu. Les refuges sont des solutions à court terme. Ce dont nous avons besoin, ce sont des solutions à long terme.

John Tory, maire de Toronto, lors d'une conférence de presse lundi matin

Le coût total de l'appel au financement n'a pas été précisé.

Le plan torontois prévoit : 

  • 1000 nouvelles maisons modulaires permanentes;
  • 1000 nouveaux logements abordables permanents créés grâce à des acquisitions et à des projets de construction prêts à l'emploi;
  • des prestations qui aideront 1000 personnes à trouver un logement et à payer un loyer.

Par ailleurs, le plan prévoit un fonds alloué à des services de soutien en matière de santé mentale, de lutte contre la toxicomanie, d’invalidité et d’aide aux personnes âgées, destinés à 2000 des 3000 bénéficiaires potentiels de ce plan.

Cet appel survient alors qu’Ottawa songe à aider les municipalités canadiennes à acheter des immeubles délaissés à cause de la pandémie de COVID-19 en vue de les convertir rapidement en logements abordables, selon les informations de La Presse canadienne samedi.

Pour le directeur de Centraide, Daniele Zanotti, un logement sain et sécuritaire est essentiel pour sortir du cycle de la pauvreté.

Des tentes installées près d'un viaduc à Toronto.

Des tentes installées près d'un viaduc à Toronto.

Photo : CBC/Evan Mitsui

La création de ces logements permanents permettrait par ailleurs d’économiser 15 millions de dollars par mois en coûts de fonctionnement des refuges, selon une estimation de la Ville.

Ces économies seraient encore accrues si l'on considère la réduction des coûts pour les systèmes de santé, de soins de longue durée et de justice lorsque les gens sortent de l'itinérance, indique la Municipalité dans un communiqué.

En juillet dernier, Gaétan Héroux, membre de la Coalition ontarienne contre la pauvreté, confiait à Radio-Canada que le manque de place dans les refuges expliquait le nombre grandissant de campements de sans-abri dans les parcs de la métropole.

Le grand nombre de contaminations par la COVID-19 dans ces structures a aussi contribué au choix de plusieurs sans-abri de dormir à l’extérieur pendant l’été.

Les refuges de Toronto accueillent plus de 6000 personnes, selon les statistiques publiées par la Ville.

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