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Les écoles mises à l’épreuve pour réduire l’anxiété des élèves face à la pandémie

Une jeune élève semble avoir du mal à se concentrer en faisant ses devoirs.

Du personnel de soutien supplémentaire a été recruté dans les écoles pour accompagner les enseignants et les responsables de direction cette année.

Photo : iStock

Une semaine après la reprise des cours, le Manitoba enregistre des cas de COVID-19 dans les écoles, et les responsables scolaires notent une augmentation du niveau d’anxiété chez les élèves.

Selon le directeur général adjoint de la Division scolaire franco-manitobaine, René Déquier, les directions d’école et le personnel enseignant travaillent du mieux qu’ils peuvent pour réduire l’anxiété des jeunes.

Il souligne que la communauté éducative s’attendait à observer un niveau élevé d’anxiété cette année, comparativement aux années précédentes.

Afin d’être mieux équipé pour y faire face, le personnel de la DSFM a suivi une formation permettant, entre autres, de savoir comment accueillir les élèves, comment reconnaître les signes de stress dans la communauté et comment agir pour aider les jeunes.

Une soixantaine [de membres] de notre personnel a participé , dit-il.

Le visage de René Déquier.

Le directeur général adjoint de la Division scolaire franco-manitobaine, René Déquier.

Photo : Radio-Canada

Avoir les bons modèles

M. Déquier souligne qu’il était important pour la DSFM de s’assurer que les personnes qui occupent les postes de responsabilité dans les écoles soient en mesure de prendre des décisions éclairées en ce temps de pandémie et qu’ils sachent les communiquer adéquatement aux autres membres du personnel.

Il précise que l’attitude des responsables et leur capacité à gérer les exigences qui s’imposent en raison de la COVID-19 déteignent sur les enseignants et les élèves. On voulait vraiment un leadership fort, on parle de modélisation, dit-il.

Le directeur général adjoint indique également que les enseignants sont fortement encouragés à être des modèles pour leurs élèves. Un jeune qui fait de l’anxiété est plus à l’aise à en parler avec son enseignant, dit-il.

On demande aux enseignants d’être calmes avec les jeunes, de sourire, de les écouter, de modéliser ce qu’ils veulent qu’ils soient, explique-t-il.

Du personnel de soutien supplémentaire a été recruté dans les écoles pour accompagner les enseignants et les responsables de direction dans cette tâche, précise René Déquier.

On a encore des postes de soutien à combler, dit-il, en indiquant que la Division scolaire prévoit un taux d’absentéisme plus élevé qu’à l’habitude.

Un groupe de jeunes élèves portant un masque et assis en classe.

René Déquier souligne que les enseignants se sont montrés très dévoués depuis la reprise des cours.

Photo : getty images/istockphoto / Halfpoint

Le rôle des parents

Les divisions scolaires reconnaissent que l’annonce de cas de COVID-19 dans les écoles de Winnipeg ces derniers jours augmente le niveau d’anxiété des parents. Cependant, M. Déquier rappelle qu’il est important que les parents évitent d’exprimer leurs inquiétudes en présence des enfants.

Si les parents ont des questions, des préoccupations, qu’ils appellent les écoles, mais pas devant des enfants. Devant les enfants, ils doivent modéliser le calme, dit-il.

Mardi matin, le Manitoba enregistrait cinq cas de COVID-19 dans différentes écoles, mais aucun cas dans les écoles de la Division scolaire franco-manitobaine.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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