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Fusillades : Yves Francoeur réclame plus d'enquêteurs spécialisés sur le terrain

Yves Francoeur en commission parlementaire en septembre 2017.

Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur, souhaite un renforcement du contrôle des armes à feu.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Il faut améliorer le renseignement policier sur le terrain pour endiguer la circulation d'armes à feu et l'augmentation du nombre de fusillades, affirme le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur, au surlendemain d'une fusillade qui a fait cinq blessés dans le Vieux-Montréal.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a implanté une importante réforme des enquêtes qui a eu pour effet d'éloigner les policiers du terrain, déplore Yves Francoeur, faisant écho à de nombreux policiers qui se sont plaints de cette réforme à Radio-Canada sous le couvert de l'anonymat.

Auparavant, les centres opérationnels du SPVM possédaient deux équipes spécialisées d'une dizaine d'enquêteurs, dont le mandat était soit les dossiers de stupéfiants ou ceux de gangs de rue, y compris les armes à feu.

Pour la plupart, ces équipes étaient formées de sergents-détectives qui entretenaient des relations étroites avec des sources sur le terrain.

Ils étaient épaulés à temps plein par huit autres enquêteurs à la division du crime organisé pour coordonner les dossiers d'enquête terrain.

Depuis, ce travail spécialisé a été centralisé au sein d'équipes multidisciplinaires d'enquêteurs qui s'occupent des crimes violents sans forcément se concentrer uniquement sur les organisations criminelles.

Il faut rapprocher nos régions du terrain, comme c'était auparavant, par la cueillette d'informations, le développement de sources, croit Yves Francoeur, président du syndicat des policiers de Montréal.

Inquiet de la hausse des armes en circulation

Selon lui, la récente fusillade qui a fait cinq blessés dans le Vieux-Port de Montréal pourrait n'être que la pointe de l'iceberg d'un phénomène qui s'observe de plus en plus en Amérique du Nord.

La prolifération des armes de poing ou semi-automatiques mine de plus en plus le sentiment de sécurité des grandes villes aux prises avec des fusillades.

On se demande si la situation qui se passe à Toronto ou Ottawa se déplace par ici. On voit aux États-Unis des zones de non-droit. On voit des gangs de rue très violents qui s'accaparent des quartiers. Il faut prendre des actions immédiatement, affirme sans détour Yves Francoeur.

À Toronto seulement, 412 personnes ont été tuées ou blessées lors de 274 fusillades en 2019, souligne-t-il.

Renforcer le contrôle des armes à feu

Yves Francoeur interpelle la mairesse de Montréal, Valérie Plante, pour que la ville prenne les rênes d'un front commun avec les autres grandes villes canadiennes. L'objectif est de presser Ottawa de renforcer davantage le contrôle des armes à feu au pays.

Dans notre société montréalaise, québécoise et canadienne, y a pas personne qui a besoin d'une arme de poing ou de guerre, lance-t-il.

Il n'y a pas de doute dans l'esprit du chef syndical, l'augmentation de la présence policière sur le terrain et un contrôle plus serré des armes à feu auront un impact concret pour améliorer la sécurité des citoyens.

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