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Le Bas-Saint-Laurent doit donner « un coup de barre » pour éviter l'alerte orange

Le docteur Sylvain Leduc.

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le docteur Sylvain Leduc, a offert un point de presse sur l'évolution de la COVID-19 dans la région (archives).

Photo : Radio-Canada

Alors que le Bas-Saint-Laurent vient de passer au palier de « préalerte », le directeur régional de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc, prévient que des mesures judiciaires pourraient être prises pour éviter de nouveaux débordements.

En point de presse mardi, le Dr Sylvain Leduc exhorte la population à respecter les mesures sanitaires en vigueur et à éviter les rassemblements.

Il précise que la situation actuelle du Bas-Saint-Laurent se rapproche davantage du palier d’alerte orange (alerte modérée) que du premier palier vert (vigilance).

Carte des différentes régions du Québec avec leurs couleurs respectives.

Le Bas-Saint-Laurent fait partie des huit régions qui sont entrées en état de « préalerte ».

Photo : Radio-Canada

[Lors de l’évaluation de la situation], le Bas-Saint-Laurent avait des critères qui lui permettait de tendre vers l’orange. On pourrait changer pour certains secteurs, les discussions sont nombreuses, affirme-t-il.

Le Bas-Saint-Laurent est plus proche de la ligne orange que de la ligne verte, c’est pour ça qu’il faut donner un coup de barre dans les prochains jours, ajoute le Dr Leduc.

Le palier jaune (préalerte) implique notamment un renforcement des mesures de base et une augmentation des inspections. La mise en place de barrages routiers aux frontières de la région n'est toutefois pas envisagée.

Le Bas-Saint-Laurent compte 199 cas confirmés de COVID-19 depuis le début de la pandémie, dont 120 cas actifs.

L’isolement n’est pas suffisamment respecté

Le directeur régional de la santé publique constate également que trop de personnes ne respectent pas les consignes d’isolement qu’elles reçoivent.

C’est un ordre de la santé publique quand on dit de s’isoler. Si jamais des ordonnances légales étaient nécessaires pour faire respecter des isolements, on va le faire.

Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Le Dr Leduc précise toutefois que la sensibilisation et la persuasion seront toujours privilégiées en premier lieu.

Une ordonnance, c’est exceptionnel. On le fait dans la mesure où quelqu’un est pris sur le fait et représente un risque. Jusqu’à maintenant, on n’a pas vécu ça, mais on a des gens qui nous narguent et ça, c’est agaçant parce qu’avec la COVID-19, si on a 20 % des gens qui ne respectent pas les consignes, ça crée des dommages, rappelle-t-il.

Des vrais récalcitrants durs, il n’y en a pas tant que ça. Il y a des négligents, il y a des gens qui ne saisissent pas tout ça, c’est eux qu’on va aller chercher, affirme le Dr Leduc.

Selon lui, la hausse importante des cas signalés dans la région au cours de la dernière semaine est due aux nombreux rassemblements, notamment dans les bars, mais aussi au fait que les gens ne respectent plus les mesures de distanciation physique.

Graphique présentant l'évolution du nombre de cas de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent depuis le 9 septembre.

Le nombre de cas au Bas-Saint-Laurent a plus que doublé en moins d'une semaine.

Photo : Radio-Canada

Les personnes qui sont concernées ont vu beaucoup de gens, et beaucoup de gens de proche. C’est ça qui fait qu’on est dans une situation délicate. Trop de mauvaises habitudes ont été prises cet été, dans un contexte où on est toujours en pandémie, constate-t-il.

Plus de tests par jour

Par ailleurs, les heures d’ouverture des cliniques de dépistage de Rimouski sont prolongées dès aujourd’hui afin de permettre au plus grand nombre de personnes de passer un test rapidement.

Ainsi, les 15 et 16 septembre, les cliniques seront accessibles de 8 h à 23 h.

L’horaire du 17 et du 18 septembre sera confirmé selon l’évolution de la situation, indique le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent.

La clinique mobile de dépistage située au PEPS du Cégep de Rimouski sera également ouverte jusqu’au vendredi 18 septembre. Toutefois, afin d’éviter les files d’attente, le CISSS recommande de prendre un rendez-vous en composant le 1 877 644-4545.

Depuis dimanche au Bas-Saint-Laurent, plus de 1000 tests de dépistage de la COVID-19 ont été réalisés chaque jour.

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