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L'opposition réclame de Legault des politiques claires et cohérentes

Trois personnes debout durant un point de presse.

Point de presse du leader parlementaire de l’opposition officielle, André Fortin, accompagné de Marie Montpetit (à droite) et de Marwah Rizqy (à gauche).

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Alors que les travaux parlementaires reprennent à effectifs réduits à l’Assemblée nationale, l’opposition libérale dénonce le manque de transparence et de cohérence du gouvernement Legault dans sa gestion de la crise sanitaire. Le PQ réclame pour sa part une commission d’enquête sur les CHSLD, où plus de 4000 personnes sont mortes de la COVID.

Lors de la période de questions au Salon bleu, où seulement 37 députés sur 125 pourront siéger en raison des mesures de distanciation imposées à l’Assemblée nationale, l’opposition entendait talonner de près le gouvernement Legault sur sa gestion de la crise sanitaire depuis le printemps dernier.

En point de presse mardi matin, le leader parlementaire de l’opposition officielle, André Fortin, et ses collègues Marie Montpetit et Marwah Rizqy ont critiqué le manque de transparence et le manque de fiabilité et de prévisibilité des annonces et des actions du gouvernement alors qu’une deuxième vague de COVID est à nos portes.

L’opposition s’inquiète en fait des nombreux ratés dans la réponse du gouvernement, des directives floues encore fréquentes dans le système de la santé et de l’éducation alors que le nombre de cas augmente rapidement dans la majorité des régions.

On se pose des questions sur l’état de préparation de nos réseaux publics, notamment le réseau de la santé et le réseau de l’éducation. Personne ne veut que le Québec soit reconfiné.

André Fortin, leader parlementaire de l’opposition officielle

Pour sa collègue Marie Montpetit, porte-parole libérale en matière de santé, le gouvernement Legault doit tirer des leçons de la première vague et développer sa capacité d’anticipation afin de présenter aux citoyens des directives simples et claires en fonction des scénarios préparés par les experts de la santé publique.

Or, selon elle, ce n’est pas ce qui se produit actuellement. Citant en exemple le plan d’alerte selon les régions présenté en début de semaine, Marie Montpetit déplore ici encore des directives floues, voire improvisées.

Ça fait une semaine que le gouvernement a déposé son code de couleur et on ne sait toujours pas ce que ça veut dire. Mais qu’est-ce que ça veut dire concrètement pour les citoyens qui habitent les zones qui changent de couleur? On ne le sait pas, a-t-elle déploré.

Si on veut que ce code de couleurs induise un certain comportement chez les citoyens, encore faut-il décrire ces comportements-là et, à l’heure actuelle, le code de couleur, il est tout sauf clair.

La situation n’est guère mieux dans le réseau scolaire où les directives contradictoires ou à géométrie variable du ministre Roberge compliquent la rentrée pour des milliers de parents, déplore l’opposition.

La porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Mme Marie Montpetit, et, en arrière-plan, la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’Éducation, Marwah Rizqy.

La porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Mme Marie Montpetit, et, en arrière-plan, la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, Marwah Rizqy.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

La liste des écoles… il y a un parent qui arrive à faire ça de chez lui de façon bénévole. L’Ontario fait une mise à jour de sa liste tous les jours et le ministre de la Santé est incapable de le faire.

Marie Montpetit, porte-parole libérale en matière de santé

Des difficultés constatées en personne par la chef libérale Dominique Anglade, qui ne peut siéger en raison d’un isolement préventif après que sa fille de huit ans a présenté des symptômes s’apparentant à la COVID-19.

Moi hier comme maman, si je voulais savoir quelle école était affectée, si l’école de mes enfants était affectée par la COVID, j’ai dû me retourner vers le site d’une initiative citoyenne pour avoir les informations, a déclaré Mme Anglade en matinée sur les ondes d’ICI Première.

Le gouvernement a le devoir de transparence, on ne leur demande pas d’être des devins, mais on leur demande de donner l’impression d’être en contrôle, d’avoir de la transparence.

Dominique Anglade, chef de l’opposition officielle

Les libéraux entendaient également rappeler leurs demandes au gouvernement en ce qui a trait à l’adoption du projet de loi 61 censé entre autres accélérer les travaux d’infrastructures et faciliter la réalisation des grands projets au Québec.

Ce que l’on veut, c’est un véritable plan de relance. Et ce plan de relance qui a été déposé [loi 61] c’est uniquement un plan d’accélération des infrastructures, a demandé Dominique Anglade.

Parlons par exemple de la couverture numérique dans toutes les régions du Québec, moi j’aimerais voir un plan où on va nous dire : "Voici comment toutes les régions du Québec vont avoir l’Internet haute vitesse", a suggéré la chef libérale.

Commission d'enquête sur les CHSLD

Harold LeBel derrière un lutrin durant un point de presse.

Le porte-parole du Parti québécois pour les aînés et les proches aidants, M. Harold LeBel.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Les critiques de la gestion de la pandémie de COVID-19 étaient aussi nombreuses dans les rangs du Parti québécois où on veut savoir ce qui n’a pas fonctionné dans les CHSLD, où plus de 4000 personnes sont mortes de la COVID-19 lors de la première vague au printemps, parfois dans des conditions d’hygiène déplorables et en l’absence de soins de base.

Pour les députés du PQ, ce drame qui s’est abattu sur le Québec mérite qu’on fasse toute la lumière sur les ratés du système de santé qui ont conduit à cette situation.

Pour ce faire, le député de Rimouski Harold LeBel devait déposer une motion en Chambre réclamant la mise sur pied d’une commission d’enquête sur les raisons qui ont mené à la mort d’autant de personnes dans les établissements de soins de longue durée du Québec.

Véronique Hivon durant une conférence de presse.

La porte-parole du 3e groupe d’opposition en matière de famille, Mme Véronique Hivon.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

De son côté, la députée de Joliette, Véronique Hivon, a tiré à boulets rouges sur la façon dont la crise a été gérée dans le système d’éducation.

Déplorant un grand festival du n’importe quoi en éducation, Mme Hivon s’est insurgée contre le manque de planification des effectifs dans les écoles, citant des classes qui ont vu passer huit professeurs suppléants en quatre jours.

La députée de Joliette a également déploré le fait que des orthopédagogues et divers spécialistes en éducation spécialisée soient affectés dans des classes ou des fonctions de surveillance plutôt que d’aider les jeunes en difficulté en raison de pénuries de personnel dans les écoles.

QS prend le parti des familles

Manon Massé s'adresse aux journalistes.

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, promet de faire des familles la priorité de son parti au cours de la prochaine session parlementaire.

Photo : Radio-Canada

Pour Québec solidaire, c’est une triple crise que doit actuellement affronter le Québec.

« On a un pied dans une crise sanitaire, un pied dans une crise économique profonde et bien sûr profondément enracinée dans une crise écologique qui n’a pas arrêté entre-temps », a rappelé la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé.

« À Québec solidaire, on va se battre pour que la relance économique profite à tous les Québécois et toutes les Québécoises. Qu’elle vienne soutenir les familles qui ont dû durant les six derniers mois et encore aujourd’hui faire des sacrifices souvent innommables », a déclaré Mme Massé.

Une de nos grosses priorités cet automne ça va être d’aider les familles. De les aider à se relever de cette crise-là et à améliorer leur quotidien.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

Pour QS, il est primordial que le gouvernement Legault montre qu’il est à l’écoute de ces gens qui ont tenu le Québec à bout de bras .

À ce chapitre, les députés de QS se disent prêts à travailler avec le gouvernement Legault pour relancer l’économie, mais le parti pose quatre conditions pour appuyer une nouvelle mouture du projet de loi 61. C’est-à-dire pas d’attaque contre la démocratie, pas de retour à la corruption, pas de raccourcis environnementaux et des infrastructures pour les familles.

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