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Les Philippins parmi les plus touchés par l'impact économique de la COVID-19

Visage de Lorna Paragas.

La Winnipégoise Lorna Paragas travaillait comme serveuse dans un café depuis 11 ans.

Photo : Radio-Canada / Ian Froese

Radio-Canada

Plus de 42 % des Canadiens d’origine philippine ont perdu leur emploi ou subi des réductions d’heures en raison de la pandémie. Cette proportion est de 34 % pour la population blanche, selon une étude de Statistique Canada.

Du 26 mai au 8 juin, plus de 36 000 personnes résidant au Canada ont rempli un questionnaire en ligne dans le cadre d’une initiative d’approche participative. On leur demandait si elles avaient perdu leur emploi, ou si leurs heures de travail avaient été réduites en raison de la pandémie.

Chez les personnes qui occupaient un emploi avant le confinement du printemps, environ le tiers des participants à l'étude (Nouvelle fenêtre) ont subi une perte d’emploi ou une réduction de leurs heures de travail. Les personnes originaires des Philippines et de l'Asie de l'Ouest étaient les plus nombreuses à avoir subi ces conséquences, révèle Statistique Canada.

Défenseur des travailleurs migrants et des nouveaux arrivants, Diwa Marcelino explique ces données par le fait que les Philippins travaillent surtout dans le secteur des services, qui a été durement touché par les mesures des gouvernements pour contrer la propagation du virus.

Il souligne que les nouveaux arrivants philippins sont souvent des employés qualifiés à leur entrée au Canada, mais ne peuvent pas trouver de travail dans leur domaine de compétence.

On trouve des Philippins dans de nombreux emplois dans le secteur des services en raison de la faible barrière à l’entrée, explique-t-il.

Diwa Marcelino debout à l’extérieur.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Diwa Marcelino, défenseur des travailleurs migrants et des nouveaux arrivants.

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

De plus, il note que ces derniers ont besoin d’un emploi afin de soutenir leurs proches restés dans leur pays d’origine.

En 2017, les Canadiens d’origine philippine ont envoyé plus d’argent à l’étranger que tout autre groupe, selon Statistique Canada.

Diwa Marcelino fait remarquer que, pour joindre les deux bouts, les membres de la communauté philippine doivent souvent cumuler plusieurs emplois.

La plupart des Philippins que je connais ont deux ou trois emplois. Ils ont un plan B et un plan C, dit-il.

C’est le cas de Lorna Paragas, de Winnipeg. Elle fait partie des personnes d’origine philippine qui ont perdu un emploi. Elle travaillait comme serveuse dans un café depuis 11 ans et occupait également un poste de caissière les fins de semaine dans une épicerie.

La COVID-19 a bouleversé sa vie. Chaque fois que je me réveille à 4 h du matin, je pleure, raconte-t-elle en précisant qu’elle n’a pas changé sa routine matinale.

Malgré la perte de son emploi au café, elle se réjouit de pouvoir s’appuyer sur son emploi à l’épicerie, car ,désormais, elle y travaille entre 28 et 38 heures par semaine. En ce moment, je gagne une bonne somme, dit-elle au sujet de son revenu.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Avec des informations de Ian Froese

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