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Pas d'Américains, mais plus de Québécois sur Anticosti

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Deux chasseurs à l'orée d'un bois observe une étendue ouverte.

Des chasseurs de chevreuil à l'affût sur l'île d'Anticosti.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Radio-Canada

En raison de la fermeture de la frontière entre le Canada et les États-Unis, certains visiteurs attendus sur l'île d'Anticosti cet automne ne seront pas les mêmes que d'habitude. Environ 15 % des forfaits réservés à la Sépaq le sont par des clients des États-Unis et ont été annulés. Ils ont cependant presque tous été revendus à des chasseurs québécois.

Beaucoup de chasseurs ont eu peur que leur séjour sur Anticosti soit annulé cette année.

C’est ce qu’a observé le directeur de Sépaq Anticosti et du Parc national d'Anticosti, Robin Plante.

Oui, les gens étaient inquiets. Ils nous appelaient. Puis, on a même eu la santé publique qui a dit : "faites votre saison, tout est sous contrôle, vous faites bien les choses”, explique-t-il.

L’organisation a mis en place de nombreuses mesures pour éviter la propagation du virus dans ses installations.

Le port du masque, la distanciation, le lavage des mains, les écrans. Comme vous pouvez voir derrière moi [il y a des] écrans protecteurs pour tout le personnel, montre M. Plante.

Robin Plante photographié dans des locaux de travail. Derrière lui des photos de chasse.

Robin Plante, le directeur de Sépaq Anticosti et du Parc national d'Anticosti

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

De plus, une fois rendus sur l'île, les groupes de chasseurs sont rapidement isolés dans leur chalet.

C'est justement ce qui incite certains groupes à revenir année après année. Il y a l'abondance de cerfs de Virginie, bien sûr, mais également la nature et le calme de l'endroit.

C'est comme paradisiaque, ici. C'est vraiment le royaume du chevreuil. C'est ça qui nous a attirés au départ, puis on est restés accrochés, témoigne Simon Bussières, un chasseur originaire de Gatineau.

Deux chasseurs marchent en tenant leurs carabines.

Simon Bussières et Vincent Le Pape adorent chasser à Anticosti.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Entre 2000 et 2400 chasseurs se rendent sur l’île annuellement. 70 % d’entre eux se rendent sur l’île année après année.

Plus de Québécois

D'autres Québécois auront peut-être la piqûre pour la première fois, cette année, parce qu'ils ont pu mettre la main sur des forfaits de dernière minute.

Nos clients, on les aime et on veut les garder. Donc on les transfère à 2021, ce qui ouvre des opportunités pour les Québécois. Les Québécois nous appellent beaucoup parce que tout le monde sait que les douanes sont fermées, raconte Robin Plante.

On prend les réservations et ça se rebooke au fur et à mesure, se réjouit M. Plante.

Parmi la relève se trouve cette année Emma Côté, une adolescente qui accompagne son père, un habitué d’Anticosti, pour la première fois.

Une adolescente et son père en vêtements de chasse.

Emma Côté et son père

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

On en a vu à peu près, peut-être 30 à 40, puis on était très proches. Des beaux, aussi des belles femelles puis leurs bébés, témoigne la jeune chasseuse.

Ces places laissées vacantes par les chasseurs américains sont souvent en novembre, une période particulièrement prisée durant la saison de chasse au cerf de Virginie, qui s’échelonne du 5 septembre au 2 décembre à Anticosti.

Comme la Sépaq, la Pourvoirie Lac Geneviève a choisi d'accueillir les chasseurs cet automne, contrairement à Safari Anticosti, qui a complètement annulé sa saison. Il y aura donc moins de visiteurs sur l'île cette année, mais le maire John Pineault considère que les dommages seront limités sur le plan économique.

Là où ça va faire mal à l’automne, bien c’est les produits pétroliers qui ne se vendront pas. Le propane, l’épicerie et tout ça. Ça, ça risque d’avoir une incidence, juge toutefois le maire.

Les Américains qui ont dû annuler leur séjour à la Sépaq cet automne ont pu déplacer leur réservation à l'an prochain. Ces chasseurs, qui sont souvent fidèles à l'île d'Anticosti depuis des années, seront attendus sur place en 2021, si la frontière entre le Canada et les États-Unis est ouverte à ce moment-là.

Avec les informations de Marlène Joseph-Blais

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