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L'ONU va manquer de noms pour baptiser les ouragans dans l'Atlantique cette année

La ville de Petit-Bourg en Guadeloupe est fouettée par les vents de Maria qui dépassent les 250 km/h.

En 2017, la ville de Petit-Bourg en Guadeloupe avait été fouettée par les vents de Maria qui ont dépassé les 250 km/h.

Photo : Getty Images / Cedrik-Isham Calvados

Agence France-Presse

Il y a tellement eu de tempêtes tropicales dans l'Atlantique cette année que l'ONU, qui les baptise, se trouvera bientôt à court de prénoms pour la deuxième fois de l'histoire.

Depuis 1953, les tempêtes tropicales de l'Atlantique ont été nommées à partir de listes établies par le Centre des ouragans des États-Unis, puis par un comité international de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Au départ, les listes ne comportaient que des prénoms de femmes. En 1979, des noms masculins ont été introduits et ils alternent désormais avec les prénoms féminins. Six listes de 21 noms sont utilisées à tour de rôle. Ainsi, la liste utilisée en 2020 sera de nouveau utilisée en 2026.

Cette année, la saison des tempêtes tropicales de l'Atlantique, qui s'achève le 30 novembre, a été si active que l'ONU va bientôt manquer de prénoms et devoir se rabattre sur les lettres de l'alphabet grec : Alpha, Bêta, Gamma, Delta et ainsi de suite.

Le Centre national américain des ouragans a mis en garde lundi contre pas moins de cinq cyclones au-dessus du bassin atlantique – un record depuis 1971 – qui sont nommés Paulette, René, Sally, Teddy et Vicky. Vicky est l’avant-dernier nom de la liste qui sert pour la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique et l’Atlantique Nord, avant Wilfred.

Selon l'OMM, une zone de basse pression s'est formée près du Cap-Vert et a 50 % de chances de former un nouveau cyclone dans les prochaines 48 heures. Si c'est le cas, ce dernier portera donc le dernier nom de la liste.

Des gens regardent un voilier sur un terrain.

L’ouragan Irma avait frappé la Floride le 10 septembre 2017 et avait fait au moins 72 morts dans cet État du sud des États-Unis.

Photo : Reuters / Carlo Allegri

Les cyclones ont commencé à être baptisés il y a des années pour faciliter leur identification dans les messages d'alerte, les noms étant plus faciles à mémoriser que les anciennes méthodes compliquées d'identification des latitudes et des longitudes.

Au début, les tempêtes étaient nommées arbitrairement. Leurs noms obéissent désormais à toute une série de règles. Ils doivent notamment être facilement reconnaissables et refléter un équilibre entre les noms français, espagnols, néerlandais et anglais en raison de la couverture géographique des tempêtes dans tout l'Atlantique et dans les Caraïbes.

Si un cyclone est particulièrement meurtrier ou dévastateur, son nom est retiré de la liste et remplacé par un autre. Cela a été le cas de tempêtes tristement célèbres telles que Irma et Maria (Caraïbes, 2017), Katrina (États-Unis, 2005) et Mitch (Honduras, 1998).

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