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COVID-19 : 4 régions de plus passent au code jaune

François Legault, Christian Dubé et Horacio Arruda assis durant un point de presse.

Le premier ministre François Legault en compagnie du ministre de la Santé Christian Dubé et du directeur de santé publique du Québec Horacio Arruda.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Montréal, la Montérégie, le Bas-Saint-Laurent et Chaudière-Appalaches passent du vert au jaune, soit à l'état de « préalerte », confirme le gouvernement Legault, qui lance un nouvel appel aux Québécois pour tenter d'enrayer la progression de la COVID-19.

Québec, l’Estrie, l’Outaouais et Laval restent classés jaunes, ce qui porte le total à huit régions dans cette catégorie, selon le système de couleurs mis en place par le gouvernement pour suivre l'évolution de la pandémie sur le territoire québécois.

Les régions de Québec et du Bas-Saint-Laurent seront surveillées de près, ajoute-t-on. Selon l’évolution de la situation, elles pourraient devenir orange plus tard cette semaine.

À la suite de rencontres de famille ou de rencontres d’amis, le virus se propage trop. Je suis inquiet.

François Legault, premier ministre du Québec

À ceux et celles qui doutent de la possibilité d'une deuxième vague, le premier ministre a assuré que le risque d'une deuxième vague et d'un nouveau confinement était bien réel si rien n'était fait maintenant au Québec.

C'est le temps de penser aux autres. C'est le temps de limiter les rencontres, même dans les maisons, a ajouté François Legault.

L'augmentation constante des cas de COVID-19 observée ces dernières semaines est inquiétante pour les autorités qui redoutent une nouvelle surcharge des hôpitaux et du système de santé, explique le ministre de la Santé, Christian Dubé, qui poursuit sa croisade contre les rassemblements et les fêtes privées, devenus les principaux vecteurs de transmission communautaire.

La transmission communautaire, c’est nos proches, c’est nos familles. […] C’est lorsqu’on baisse la garde. Les partys privés, c’est notre plus gros problème.

Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec
Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Christian Dubé écoute une question lors d'une conférence de presse.

Entrevue avec le ministre de la Santé

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Fini la nourriture après minuit dans les bars

Pour tenter de discipliner davantage la clientèle des établissements licenciés, le ministre Dubé a aussi annoncé qu'il interdisait désormais la vente de nourriture dans les bars après minuit.

Il faut savoir que, passé cette heure, les clients devaient commander à manger dans les bars et les restaurants pour avoir le droit de consommer de l'alcool.

Les autorités sanitaires ont aussi à l’œil les résidences pour personnes âgées où le virus a fait son retour ces dernières semaines.

C'est pourquoi les personnes qui vivent dans des résidences pour aînés devront désormais porter un masque dans les aires communes et les corridors.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Deux serveurs portant des masques déposent des assiettes sur une table où sont attablés des clients sur une terrasse.

François Legault lance un nouvel appel aux Québécois

Photo : AFP / Saul Loeb / AFP via Getty Images

Dans les régions jaunes, la police sera plus sévère contre ceux et celles qui ne respecteront pas les règles sanitaires. Les inspections seront aussi plus nombreuses dans les établissements et commerces, et le dépistage sera davantage ciblé, promet par ailleurs le gouvernement.

Montréal, la Montérégie, le Bas-Saint-Laurent et Chaudière-Appalaches ont été classés jaunes, notamment en raison du niveau de contagion communautaire qu’on y a constaté, explique Christian Dubé, qui rappelle au passage le goût des Québécois pour les partys et les épluchettes de blé d'Inde. Le nombre et la taille des éclosions signalées dans ces régions par rapport aux capacités des infrastructures de santé qu’on y trouve sont aussi des facteurs pris en compte.

Même si peu de décès sont recensés, la multiplication des cas de COVID-19 force le gouvernement à déplacer un nombre grandissant de travailleurs de la santé affectés à d'autres tâches dans le réseau, pour assurer le dépistage ou le traitement des malades. Cela entraîne des retards dans les soins et traitements des autres maladies ou des interventions chirurgicales, en plus d'épuiser le personnel.

Certaines régions « très proches de l'orange »

Bien qu’aucune région ne soit classée orange pour le moment, certaines sont très proches de l'être, a prévenu le ministre de la Santé.

Dans un tel cas, a-t-il rappelé, tous les rassemblements publics chuteraient d’un maximum de 250 à 50 personnes. Les rassemblements privés diminueraient quant à eux de 10 à 6 par habitation. Tous les bars seraient fermés et les restaurants ne pourraient servir que des mets à emporter.

La semaine dernière, M. Dubé a rendu public un nouveau système d’alertes régionales à quatre paliers en vue d’une seconde vague de la COVID-19.

Le premier palier est symbolisé par la couleur verte. Ce qui signifie que la région est en état de vigilance. Dans ce cas, seules les mesures de base sont requises de la part des citoyens : distanciation physique, lavage des mains, port du masque, etc.

Le deuxième palier, celui de « préalerte », est identifié par la couleur jaune. Dans ce cas, les mesures sont renforcées. Le ministère de la Santé et des Services sociaux indique que davantage d'inspections peuvent être réalisées et un plus grand contrôle de l'achalandage peut être fait dans certains lieux de manière à faciliter la distanciation physique.

Les régions en préalerte passeront aux deux derniers paliers, soit orange (alerte modérée) ou rouge (alerte maximale) si la situation empire.

Quand une région est classée orange, des mesures intermédiaires peuvent inclure davantage de restrictions, d'interdictions, voire de fermetures de façon sélective.

Si une région passe au rouge, certaines activités y sont restreintes, sinon interrompues.

Le choix du palier pour chaque région est revu chaque semaine en fonction de trois critères, soit la situation épidémiologique dans la région, le contrôle de la transmission et la capacité du système de soins. Le ministre de la Santé a toutefois indiqué que des mises à jour pourraient avoir lieu plus fréquemment au besoin.

COVID-19         : ce qu'il faut savoir

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