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L’impact de la mauvaise qualité de l’air pourrait durer plus longtemps que la fumée

Le centre-ville de Vancouver cachée en partie par la fumée des incendies de forêt.

La fumée des incendies de forêt de la côte ouest américaine plane sur le centre-ville de Vancouver.

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

La Colombie-Britannique continue d’être confrontée à la fumée provenant des feux de forêt de la côte ouest des États-Unis. Un stress supplémentaire pour les habitants de cette province déjà confrontés à la pandémie de COVID-19.

Les particules fines issues des feux de forêt ont un impact mesurable sur la santé de ceux qui habitent à proximité, mais aussi pour certaines personnes qui habitent à des centaines de kilomètres de la combustion.

Il est tout aussi important d'examiner les conséquences de cette fumée à court terme qu'à long terme pour la santé de ceux qui y sont exposés, croit le pneumologue du Centre universitaire de santé McGill, Jean Bourbeau.

On ne connaît pas quels sont les risques de la fumée sur le développement de maladies ou même sur la progression plus rapide d’une maladie existante, explique le spécialiste.

Les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique recommandent aux personnes fragiles, qui ont des problèmes cardiaques ou pulmonaires d’éviter tout déplacement à l’extérieur. Toutefois, le Dr Bourbeau note que si la fumée perdure, l’air pollué va progressivement pénétrer dans les résidences.

Vancouver voilée par la fumée.

Malgré les fenêtres fermées, la fumée pénétrera peu à peu dans les résidences si la fumée perdure.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Qui plus est, l’expert rappelle qu’une exposition persistante aux particules fines peut potentiellement provoquer un phénomène inflammatoire qui endommagerait d’autres systèmes du corps humain, dont le cardiovasculaire.

Ce que vous voyez dehors, c’est pire en réalité.

Jean Bourbeau, pneumologue, Centre universitaire de santé McGill

Rester chez soi, oui, mais…

Pas facile de rester à la maison lorsque son travail impose des déplacements à l’extérieur. D’autres, en revanche, bravent le danger en allant courir un marathon. Le pneumologue recommande aux athlètes de s'entraîner dans des endroits clos avec l’air climatisé ou un purificateur d’air.

L'épais nuage de fumée a mis en pause la pratique sportive à l’extérieur d'Éric. Courir ou encore monter le Grouse Grind… tu pousses tes poumons pas mal et tu le ressens sur ton système, dit-il.

Ces derniers jours, il a rangé ses chaussures de courses pour faire de l'exercice physique chez lui. S’il y a au moins une bonne chose que la COVID m’a amené à faire, c’est de faire de l’exercice à la maison.

...quand on n’a pas de chez soi

Les personnes défavorisées commes les sans-abri sont les plus touchées, explique le pneumologue Jean Bourbeau.

Un homme couché et un autre assis par terre

Les personnes qui ne peuvent pas trouver refuge à l'intérieur sont les plus à risque.

Photo : Radio-Canada / CBC

Un problème complexifié par la pandémie de la COVID-19, dit-il en raison des mesures de distanciations physiques qui limitent les choix d'hébergement temporaire des itinérants.

C’est le pire scénario qu’on pouvait imaginer.

Jean Bourbeau, pneumologue, Centre universitaire de santé McGill

Il faudrait confiner ces personnes, mais si on le fait, les distanciations physiques ne seront pas respectées, on règle un problème pour en créer un autre, explique le Dr Jean Bourbeau.

Selon lui, la Ville doit travailler à trouver des solutions individuelles pour aider les sans-abris. On donne des conseils de santé publique pour la COVID, il faudrait donner des conseils de santé publique sur ces phénomènes aussi, suggère-t-il.

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