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Dormir au travail, mauvaise idée pour un trafiquant de drogue

Poudre blanche ressemblant à de la cocaïne sur une table de cuisine vide marron foncé avec trois lignes.

Lors de l'intervention, les policiers ont trouvé dans le véhicule de l'homme endormi avec 251 grammes de cocaïne

Photo : Getty Images / NoSystem images

La fatigue aura eu raison d'un trafiquant de drogue. Des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont intercepté l'individu parce qu'il s'était endormi au volant dans un stationnement... avec 251 grammes de cocaïne pure.

Le 26 juillet 2018, des clients du Tim Horton de Deschambault communiquent avec la SQ pour souligner qu'un homme s'est endormi, au volant de son véhicule, dans le stationnement.

Arrivés sur place, les policiers constatent que le conducteur s'est assoupi alors qu'il tenait toujours sa nourriture dans ses mains. Après l'avoir réveillé, les agents procèdent à son arrestation puisqu'il le soupçonne d'avoir conduit avec les facultés affaiblies.

Ce n'était pas le cas, mais l'envie irrésistible de dormir du jeune homme mènera les policiers à une découverte inattendue.

Cocaïne et argent comptant

Lors de l'intervention, ils ont trouvé dans le véhicule 251 grammes de cocaïne pure et 16 000 $, en argent comptant.

Lundi au palais de justice de Québec, le juge Mario Tremblay a bien voulu donner une chance au trafiquant, pour qui l'arrestation a eu l'effet d'un réveil.

Étienne Marcil-Chartier s'est depuis pris en main, a coupé ses liens avec ses anciens amis et entrepris des thérapies.

Selon les faits relatés devant le tribunal, le jeune homme de 28 ans avait accepté de transporter la drogue alors qu'il avait des problèmes de consommation et qu'il venait de perdre son emploi.

Maintenant sobre et sur la bonne voie, le juge Tremblay n'a pas voulu freiner la réinsertion sociale du résident de la région de Joliette.

Il obtient une chance

La poursuite avait réclamé 16 mois de prison en raison de l'importante quantité de cocaïne en jeu, dont la valeur aurait pu atteindre jusqu'à 30 000 $, une fois distribuée dans la rue.

Le juge a par contre adhéré à la proposition de la défense afin que Marcil-Chartier puisse conserver son nouvel emploi.

Il pourra donc purger sa peine de 90 jours les fins de semaine.

Au total, il a reçu une sentence de 7 mois de détention, mais le juge Tremblay a crédité au jeune homme repentant l'équivalent de 4 mois pour le temps qu'il a passé en thérapie fermée, de son propre chef.

Étienne Marcil-Chartier n'aura pas beaucoup de temps pour se reposer après sa semaine de travail, puisque le juge lui impose aussi de réaliser 240 heures de travaux communautaires, au cours des prochains mois.

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