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Près de 400 000 $ pour des projets autochtones dans deux communautés du Témiscamingue

Des membres de la communauté de Timiskaning sont dehors avec le ministre des Ressources naturelles, Paul Lefebrevre, à côté d'un sac de champignons forestiers.

Le gouvernement fédéral a donné 290 000 $ pour le projet de développement et la mise en marché des produits forestiers non ligneux.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

Le ministère des Ressources naturelles du Canada a octroyé près de 400 000 $ à deux communautés autochtones du Témiscamingue afin qu’elles développent leur secteur forestier.

Un montant de 290 000 $ a été alloué à la Première Nation de Timiskaming pour le développement et la mise en marché des produits forestiers non ligneux.

La communauté de Kebaowek, au sud du Témiscamingue, a quant à elle reçu 100 000 $ pour former une dizaine de futurs travailleurs forestiers en lien avec la récolte du bois.

Les produits forestiers non ligneux dans la mire à Timiskaming

Dans la Première Nation de Timiskaming, les sommes du programme de l’Initiative de foresterie autochtone ont aidé à approfondir les connaissances reliées aux produits forestiers non ligneux.

C’est ce que nous voulons faire, transformer ces produits et en faire des plats prêts-à-manger. De cette façon, les gens n’ont pas à savoir nécessairement comment les cuisiner ni avec quoi ils doivent les manger, explique la coordonnatrice du projet Wild Basket, Tara Dantouze.

Depuis cinq ans, les employés de l’organisme Wild Basket parcourent les territoires ancestraux à la découverte de produits comestibles de la forêt. Des dizaines d’entre eux ont été ciblés. Il reste maintenant à les transformer et à les commercialiser.

Paul Lefebre est debout à côté de deux femmes, dont une qui tient dans ses mains des champignons forestiers.

Le secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles du Canada, Paul Lefebvre, en compagnie de deux membres de Timiskaming First Nation.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Plusieurs communautés autochtones à travers le Canada s'inspirent d'ailleurs du modèle d'affaires développé par l'organisme Wild Basket.

Kebaowek : devenir un chef de file en foresterie

Depuis deux ans, la foresterie est devenue un secteur économique important pour la Première Nation de Kebaowek. La communauté a investi plusieurs milliers de dollars pour l’achat d’équipement. D’ailleurs, elle reçoit de plus de plus de contrats en forêt, notamment de l’usine Rayonier de Témiscaming.

Les sommes provenant du programme gouvernemental de l’Initiative de foresterie autochtone ont permis de former huit nouveaux travailleurs dans la communauté.

Toutes les personnes sur le territoire qui utilisent les équipements, comme les scies à chaîne, ont fait beaucoup de formation. Il faut que tous les équipements soient utilisés de façon sécuritaire, estime le directeur du développement économique pour Kebaowek, Justin Roy.

Cinq personnes posent dans une salle de réunion, debout autour d'une table en forme de U.

Le secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles du Canada, Paul Lefebvre, accompagné des membres de la communauté de Kebaowek.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

L’an passé, les retombées économiques reliées à l’industrie forestière ont représenté 6 millions de dollars pour la communauté. Le taux de chômage n’a jamais été aussi bas à Kebaowek.

La foresterie, c’est notre plus grosse opportunité pour réaliser notre rêve… de devenir autosuffisant, croit Justin Roy.

Le secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles du Canada, Paul Lefebvre, croit que le programme de l’Initiative de foresterie autochtone s’inscrit dans cette lignée.

Le fait qu’ils peuvent maintenant pleinement participer dans l’économie. Ça ne vient pas de nous, ça vient d’eux. C’est leurs idées, leurs initiatives, ce sont eux qui disent au gouvernement fédéral : "Voici nos besoins", explique Paul Lefebvre.

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