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Enseignant coupable d’agression : il disait être amoureux de l’étudiante

Dany Aubry, la tête baissée, caché par ses cheveux, escorté par un policier dans le stationnement du palais de justice

Dany Aubry lors de sa comparution le 25 septembre 2018 au palais de justice de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dany Aubry, un ancien enseignant de l’école secondaire Les Seigneuries de Saint-Pierre-les-Becquets, a affirmé qu’il était autrefois amoureux de l’étudiante qu’il a agressée et lui a demandé pardon, lundi, au palais de justice.

Qualifiant la victime de cultivée, curieuse, intelligente et intéressante, Dany Aubry reconnaît qu’il savait que ses gestes étaient malsains et contre la loi. Il était en amour avec l’étudiante qu’il a touché contre son consentement à de nombreuses reprises.

Je suis tellement désolé, je n’aurais jamais du commencer ça. J’espère qu’elle saura me pardonner un jour, a-t-il lancé, en sanglot, devant le juge.

Visage de l'homme

Dany Aubry, 55 ans

Photo : Site Internet de l'école secondaire Les Seigneuries

Il avait 42 ans au moment des premières agressions survenues en 2005, sa victime était alors âgée de 16 ans. Elle n’avait jamais eu de relations sexuelles avec quiconque avant ces épisodes traumatisants. Devant le juge, elle a raconté que l’accusé a gagné sa confiance et tissé sa toile autour d’elle.

Je n’ai pas porté plainte à l’époque, parce que j’avais pitié de lui. Il disait qu’il était amoureux de moi. J’étais jeune et j’ai développé une forme de compassion envers lui. J’ai gardé le silence très longtemps, mais en vieillissant, j’ai réalisé que je devais le faire, a-t-elle expliqué avec beaucoup d’aplomb.

Elle a dû consulter un psychologue et 15 ans plus tard, elle vit toujours avec des séquelles psychologiques de ces événements.

Dany Aubry a plaidé coupable à quatre des huit chefs portés contre lui. Il sait que la prison l’attend et dit vouloir participer à une thérapie avec un sexologue.

J’espère qu’il sera bien surveillé pour éviter qu’il ne répète ce genre de geste à sa sortie , a expliqué la jeune femme aujourd’hui âgée de 31 ans.

Une présence importante

La jeune femme a depuis quitté le Canada. Cela ne l’a pas empêché de témoigner en personne lors des représentations visant à déterminer la sentence de l’accusé.

Je voulais être ici. Je veux qu’il me voie en tant qu’adulte. Je veux lui dire que ça suffit, que je n’avais pas à subir tout ce qu’il m’a fait subir, a-t-elle déclaré.

Cette dernière a dû se soumettre à une quarantaine de 14 jours en arrivant au pays.

Elle a également dû demander des permissions spéciales à l’ambassade du Canada dans son actuel pays de résidence. Elle a fait ces démarches parce que pour elle, cette journée lui permettra de tourner en partie la page sur ces incidents, a conclut le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Julien Beauchamp-Laliberté.

On ignore encore quelle peine attend l’accusée. Les représentations se poursuivront mercredi matin.

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