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Kitcisakik déplore le non-respect des ententes de coupes forestières

Edmond Brazeau tient une carte dans ses mains. D'autres personnes derrière lui sont assises dans des chaises de camping à côté d'une roulotte.

Edmond Brazeau, de la communauté de Kitcisakik.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Une dizaine de personnes de la communauté de Kitcisakik manifestent depuis tôt lundi matin dans la réserve faunique La Vérendrye pour bloquer le passage de travailleurs forestiers.

Edmond Brazeau et sa famille ont eu toute une surprise au cours des derniers jours lorsqu'ils constaté les dommages causés à leur territoire de trappe et de chasse, situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Kitcisakik.

Des billots de bois entassés sur un terrain déboisé.

Coupe forestière au lac Whiskey dans le parc de La Vérendrye.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard.

Il pointe du doigt la compagnie Louisiana Pacific, qui aurait outrepassé des ententes convenues entre la communauté et le ministère des Forêts du Québec il y a quelques années.

Ça fait trois ans qu’on patrouille et qu’on surveille les compagnies, explique M. Brazeau. On a autorisé des coupes, mais ils vont souvent gruger dans des places où ils ne doivent pas aller. On a des ententes, il faut les respecter. On est frustrés et fâchés. On n’ira pas jusqu’à brasser les compagnies, mais il faut leur rappeler que ce n’est pas comme ça que c’était entendu.

Terrain déboisé devant un lac.

Des coupes forestières au lac Whiskey dans le parc de La Vérendrye.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Edmond Brazeau se dit prêt à camper sur le site avec sa famille et des amis jusqu’à ce que des pourparlers avec le ministère permettent de reconfirmer les ententes et les territoires qui ne sont pas accessibles à la compagnie.

Le chef de Kitcisakik, Regis Penosway, dit pour sa part appuyer pleinement les revendications de ses membres.

C’est une situation qui se produit trop souvent, déplore-t-il. Nos membres chassent et trappent pour leur subsistance et il y a des endroits à protéger. La compagnie est allée à l’encontre de ça. À Kitcisakik, on a toujours fait preuve de transparence et toujours été pacifique, mais c’est important qu’on se positionne sur les coupes forestières.

Le chef Penosway implore le ministre Pierre Dufour de venir dénouer l’impasse le plus tôt possible. Il se réjouit aussi que les sous-traitants de Louisiana Pacific aient accepté de quitter le site sans problème, lundi matin.

On leur a demandé et ils l’ont fait. Nous sommes toujours ouverts aux discussions pour trouver des mesures d’atténuation, ajoute-t-il.

Les manifestants espèrent qu’une rencontre pourra se tenir d’ici mercredi.

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